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Kevin LEROUX – N°10 – Central 


Date de naissance : 11/05/1989 à Champigny-sur-Marne

Taille : 2m09
Poids : 95kg
Hauteur d’attaque : 3m65
Hauteur de block : 3m40

2017-2018 : Dinamo Moscou (Rus) / Rennes Volley35
2016-2017 : Modène (Ita)
2015-2016 : Halkbank Ankara(Tur)
2015-2016 Halkbank Ankara (Tur)
2014-2015 Hyundai Capital Skywalkers (Kor)
2013-2014 Pallavolo Piacenza (Ita)
2009-2010 - 2012-2013 AS Cannes
2005-2009 CNVB
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Palmarès en club :
2016 : vainqueur de la Coupe et du Championnat de Turquie (Halkbank Ankara)
2010 : Vice-champion de France (Cannes)

Palmarès international :
2017 : Médaille d’Or Ligue Mondiale I Meilleur central
2016 : Médaille de bronze Ligue Mondiale
2015 : Champion d'Europe
2015 : Médaille d'Or Ligue Mondiale
2014 : Demi-finaliste Championnat du Monde
2008 : Champion d’Europe Juniors
2007 : Champion d’Europe cadets
2007 : 3e championnat du monde cadets
2006 : Vice-champion d’Europe juniors



 


Du haut de ses 2,09 mètres, Kevin Le Roux, plus grand joueur de l’effectif tricolore, ne passe pas inaperçu et constitue une arme physique de choix pour l’équipe de France lorsqu’il s’agit de se confronter à des adversaires athlétiques. Cette grande carcasse, le Breton originaire de Saint-Malo a cependant dû l’apprivoiser, lui qui reconnaît que les débuts dans le volley, découvert à l’adolescence après avoir longtemps pratiqué la natation à bon niveau, n’ont pas été des plus faciles. « J’ai grandi super vite : à 16 ans, je faisais déjà 2,01m, si bien qu’au début, j’étais un peu un pantin, très maladroit. Il a fallu que peu à peu, j’apprenne à m’habituer à ce grand corps et aux gestes de ce sport ». Un apprentissage finalement rapide, puisqu’il intègre le CNVB à 16 ans, cumule les titres en sélections de jeunes au côté des Grebennikov, Ngapeth, Toniutti et devient vite un joueur très demandé en club, passé par Cannes, Piacenza, la Corée du Sud, l’Italie de nouveau (Modène), avant une saison 2017/2018 « mitigée », passée entre la Russie (Lokomotiv Moscou) et sa région natale, à laquelle il est très attaché (Rennes, qu’il a contribué à maintenir en Ligue A).
« Je m’attendais à mieux à Moscou, mais ça ne s’est pas passé comme prévu, je me suis blessé au dos et ils n’ont jamais voulu me laisser au repos, du coup, ils ont préféré se séparer de moi. Mon retour en France, près de ma famille et de mes amis, m’a fait du bien, j’ai pu respirer un peu après plusieurs années à l’étranger et surtout revenir au top physiquement ». Parfois aligné en pointu en club, mais central avec les Bleus, le Breton est aussi engagé sur le terrain que posé en dehors, plutôt du genre suiviste des facéties de ses partenaires. « Je suis souvent dans ma bulle, je ne me suis jamais mis en avant, je ne fais pas trop le fou, je peux dire des bêtises, mais je ne suis pas Earvin ! Je suis concentré sur le terrain et à l’extérieur, je fais attention à ce que je fais et dis ». Celui qui a tout de même fait parler de lui en posant façon Christ de Corcovado avant un Brésil-France en Ligue Mondiale 2015 ne s’en félicite pas moins de l’esprit qui règne au sein du groupe. « Les handballeurs français avaient leur identité, les basketteurs aussi, nous avons la nôtre. Cela permet de souder le collectif ».
Un collectif qui a su rebondir en 2017 après l’échec olympique de Rio en remportant une deuxième Ligue Mondiale à l’issue d’un Final Six de haute volée de la part de « Kéké », élu dans l’équipe-type, une distinction personnelle qu’il avait accueillie avec satisfaction : « C’était mon objectif, une consécration à titre personnel, c’était aussi une belle revanche individuelle par rapport aux Jeux où je n’étais pas en pleine possession de mes moyens ». Comme il ne le sera pas au cours d’un Euro 2017 moins réussi individuellement et collectivement, même si l’intéressé relativise : « On passe certes complètement à côté de l’Euro, mais ça reste dans l’ensemble un bel été. En 2015, quand on gagne la World League et le Championnat d’Europe, c’est un exploit, c’est très difficile de gagner deux compétitions la même année ». Un exploit que le central réitèrerait bien en 2018, visant ouvertement « un podium » sur la nouvelle Volleyball Nations League et lors du Championnat du monde…

Un surnom : « Kick-Ass. Parce qu’un jour, j’avais conseillé ce film à Jean-François Exiga, c’est un film pourri mais devant lequel tu rigoles, tellement c’est bête ! Du coup, il m’a appelé comme ça et c’est resté. Sinon, on m’appelle aussi Kéké ».

Kevin et le sport : « J’aime bien le basket, j’en fais de temps en temps et je suis pas mal la NBA, je suis fan de Blake Griffin. J’apprécie son jeu, sa personnalité, il ne fait pas trop de bruit, mais c’est propre, il est assez athlétique pour un blanc, toujours serein, calme, je me retrouve dans le personnage ».

L’œil de Laurent Tillie : « Kevin a un potentiel exceptionnel, c’est un surdoué qui pourrait jouer n’importe où, un des meilleurs centraux du monde, un joueur-clé de l’équipe. Malgré sa grande taille, il fait preuve d’une grande coordination, il est très puissant, a une bonne lecture du jeu et il est dur au mal. En revanche, il faut qu’il arrive à mieux maîtriser ses élans de frustration pour rester positif. Dans le groupe, ce n’est pas un boute-en-train, mais il a de l’humour, il est spectateur-moqueur ».