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Earvin NGAPETH – N°9 – Récep / Attaque



Date de naissance : 12/02/1991 à St-Raphaël (83)

Taille : 1m96
Poids : 93kg
Hauteur d’attaque : 3m58
Hauteur de block : 3m27

2018-2019 : Kazan (Rus)
2014-2018 : Modène (Ita)
jui-déc 2013 Kouzbass Kemerovo (Rus)
2011-2012 à 2012-2013 Bre Banca Cuneo (Ita) 
2008-2009 à 2010-2011 Tours Volley-Ball
2007-2008 CNVB

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Palmarès en club :
2016 : vainqueur de la SuperCoupe, de la Coupe et du Championnat d'Italie (Modène)
2015 : Vice Champion et vainqueur de la Coupe d’Italie (Modène)
2010 : Champion de France et vainqueur de la Coupe de France (Tours VB)
2010 : Vainqueur de la Coupe de France (Tours VB)
2009 : Vainqueur de la Coupe de France (Tours VB)

Palmarès international :
2017 : Médaille d’Or Ligue Mondiale I MVP
2016 : Médaille de bronze Ligue Mondiale I 2è meilleur Récep/Attaquant
2015 : Champion d'Europe
2015 : Médaille d'Or Ligue Mondiale I MVP
2014 : Demi-finaliste Championnat du Monde
2009 : Champion d’Europe cadets I MVP
2008 : Champion d’Europe juniors I MVP
2007 : Champion d’Europe cadets
2007 : 3e championnat du monde cadets



  @EarvinNgapeth

 
Même s’il s’en défend, préférant mettre en avant le collectif, Earvin Ngapeth est incontestablement la star des Bleus. D’abord parce que sur le terrain, le n°9 tricolore est capable de gestes, tant offensifs que défensifs, sortis de nulle part qui font le régal des amateurs de volley. D’autant qu’ils allient spectacle et efficacité - comme cette incroyable balle de match en finale de l’Euro 2015 face à la Slovénie qui est devenue sa « spéciale ». Ensuite, parce que dans la vie de groupe, le natif de Saint-Raphaël est un personnage charismatique, devenu au fil des années l’un des grands animateurs de cette équipe de France. Et pourtant, Earvin s’est d’abord destiné au football comme avant-centre à Fréjus où il a notamment côtoyé Layvin Kurzawa. Le déménagement à Poitiers, où son père Eric, ancien international de volley, est nommé entraîneur, le fait changer de ballon, avec succès puisque la progression est fulgurante jusqu’à un premier contrat d’aspirant professionnel à Tours, à 17 ans. Suivront Cuneo et Modène, « l’équivalent de la Juve en foot, le club le plus titré d’Italie », qu’il s’est résolu à quitter cet été, puisqu’il portera en 2018/2019 les couleurs du Zénith Kazan, en Russie, quadruple champion d’Europe en titre ! « Poitiers, Tours, Cuneo, Modène, bientôt Kazan, je n’ai connu que des villes de volley ».
Forcément, Earvin a aussi tapé très vite à la porte des équipes de France jeunes, accumulant titres et honneurs personnels, avant de débuter avec les A en 2010. Marqué par la non-qualification pour les JO de Londres, ce fan de l’ancien international Frantz Granvorka a peu à peu pris conscience de l’énorme potentiel de l’équipe de France de Laurent Tillie : « Le déclic, c’est cette victoire en Ligue Mondiale au Brésil en 2013. On s’est dit : «On est une équipe jeune, on a dix ans devant nous, on peut battre n’importe qui.» ». Le Championnat du monde en Pologne en 2014, la Ligue Mondiale et l’Euro en 2015, la Ligue Mondiale en 2016 (3e place) puis la nouvelle victoire en 2017 au Brésil au terme d’une finale qu’il aura illuminée de sa classe n’ont fait que confirmer les prédictions d’un Earvin Ngapeth, qui a forcément moins bien digéré les échecs des Jeux de Rio et de l’Euro 2017, compétition pendant laquelle il n’a pas pu aider l’équipe de France, blessé au dos. Autant dire que comme ses partenaires, il a une grosse soif de revanche, le regard d’ores et déjà tourné vers les prochaines échéances : « J’espère qu’on va passer des années aussi belles, voire plus belles, que les précédentes »…

Un surnom : « Pépèth »

Earvin et le sport : « J’adore la NBA et le foot, je suis les championnats français, italien et anglais, je supporte le PSG, la Juve et Modène (2e division italienne). Mes meilleurs souvenirs sont bien sûr la Coupe du monde 1998 et l’Euro 2000, mais en tant que franco-camerounais, je suis aussi fan de Samuel Eto’o et des Lions Indomptables, je me souviens du nul 1-1 entre la France et le Cameroun au Stade de France avec le retourné de Patrick Mboma (4 octobre 2000). Sinon, j’apprécie Teddy Tamgho pour sa faculté à se relever après chaque blessure ».

L’œil de Laurent Tillie : « Earvin, c’est le MVP de cette équipe, le fer de lance, le joueur le plus fort au monde sur ce poste, il est complet, bon en attaque, en défense, en réception, au service, il pourrait être encore meilleur au bloc. Il n’a peur de rien et fait des coups exceptionnels et inattendus, avec en lui le plaisir de jouer. Cette saison en club, il a tenu Modène à bout de bras et signe aujourd’hui dans le plus grand club du monde, Kazan, c’est une très belle référence. Dans le groupe, il était un peu dans sa bulle au début, depuis il s’est ouvert, il prend de plus en plus de place, c’est le boute-en-train et le chanteur de l’équipe ».