CANNES : ENCORE ET TOUJOURS
Avec ce nouveau titre, les Cannoises assoient encore un peu plus leur domination sur le volley hexagonal. Ce sont encore et toujours les Cannoises qui finissent par danser sur le podium de la Coupe de France. Pour la 16e fois, le club des Alpes-Maritimes a mis la main sur la coupe nationale sans jamais trembler malgré une opposition honorable de l'ASPTT Mulhouse battue pour la 4e fois à ce stade de l'épreuve. Un contre de Ravva, un ace de Rasic et une attaque victorieuse de Centoni concluaient les trois sets maîtrisés de bout en bout par l'équipe de Yan Fang. Satisfait de la prestation de ses joueuses, le coach cannois regrettait toutefois la blessure d'Anja Spasojevic. Dès l'entame du 2e set, l'attaquante serbe devait en effet quitter ses coéquipières (entorse à la cheville gauche après être retombée sur le pied de Viktoria Ravva) et est incertaine pour le Final Four de la Ligue des Champions, le grand défi du RC Cannes dans deux semaines à Bakou. A ce jour, il n’y a que deux Mulhousiennes qui ont eu l’honneur de porter la Coupe de France... A chaque fois sour le maillot cannois : Armelle Faesch, victorieuse en 2000 et 2001, et Anna Rybaczewski lauréate en 2008 et 2009.
Déclarations
Fang Yan (entraîneur de Cannes) : Aujourd'hui nous n'avons pas disputé un grand match et il faudra élever notre niveau si on veut faire quelque chose au Final Four. Mais ce soir je suis content des filles car elles ont montré un bon esprit malgré la fatigue. La blessure d'Anja Spasojevic nous gâche un peu la fête et il faudra attendre les examens demain pour connaître la gravité de son entorse.
Magali Magail (entraîneur de Mulhouse) : Je pense qu'il n'y avait rien à faire aujourd'hui face à une équipe qui nous était supérieure dans tous les secteurs. On a essayé de se battre mais nos moyens n'étaient pas suffisants. Le motif de satisfaction est d'être arrivé en finale mais on sait que le contrat est simple : il faudrait être toutes à notre meilleur niveau, cela arrive une fois dans une vie, mais les joueuses ne sont pas des machines. On tentera notre chance une prochaine fois.
Résultats : RC Cannes - Mulhouse : 3-0 (25-20, 25-16, 25-18)
Arbitres : Benoît Horcholle et Olivier Guillet
Six de base :
RC Cannes - Fang Yan (Entraîneur) : Samec-Lipizer - Antonijevik - Ravva - Centoni - Spasojevic - Rasic - Cardullo (L)
Mulhouse - Magali Magail (Entraîneur) : Bokan - Barnak-Marik - Rybaczewski - Koolhaas - Faesch - Albu - Ortshitt (L)
Les statistiques :
Cannes : 5 aces - 13 contres - 70 attaques - 20 fautes (dont 12 au service)
Mulhouse : 1 ace - 8 contres - 77 attaques - 20 fautes (dont 9 au service)
PREMIER SACRE POUR RENNES
Le sixième match de cette phase finale de Coupe de France s'est aussi soldé par un 3/0. Et Rennes n'aura pas perdu un seul set depuis les quarts de finale. Victoire 3/0 sur Toulouse puis hier 3/0 sur Tours, le tenant du titre, et ce soir un 3/0 sur Beauvais, le finaliste 2011. Les hommes de Boris Grebennikov ont croqué à pleines dents cette édition 2012. Ils garnissent la vitrine du club, vierge jusque là. Rennes succède à Tours trois fois vainqueur pour devenir le 10e club masculin à remporter la Coupe de France. Dans la dynamique de sa victoire sur Tours, les Bretons n'ont pas trop gambergé, au risque de déjouer pour ce qui constituait la première finale du club présidé par Thibault Mativet. Les Beauvaisiens, vainqueurs expéditifs d'Ajaccio hier après-midi sont apparus dans cette finale avec un zest de crispation. Le temps de rentrer complètement dans cette finale, les joueurs de Cédric Dubois avaient concédé le 1er set. Menés 19-15, puis 23-21, les Picards jetaient toutes leurs forces dans un haletant money-time avec ces ballons chauds qui peuvent faire basculer un match. Les Rennais rompaient mais ne cédaient pas : ils menaient 2 sets à rien (26-14). Toujours devant dans le 3e set, les Bretons continuaient leur travail de sape. Grebennikov, déjà exemplaire hier, sautait sur tous les ballons. L'Estonien Pupart et le Tchèque Kolacny enfilaient les points autour de Martin Repak, le passeur de l'escouade rennaise. Le 3e set ne pouvait échapper aux joueurs de Boris Grebennikov : 25-22. Le capitaine Sébastien Frangolacci pouvait grimper sur le podium et fièrement exhiber le Trophée avec ses coéquipiers : une Coupe de France partie dès ce soir à Rennes et qui sera dignement fêtée. Beauvais, vainqueur en 2008, nourrira certainement des regrets mais l'équipe a un autre combat à mener : se maintenir en Ligue A.
Déclarations :
Boris Grebennikov (entraîneur de Rennes) : Le chemin le plus court pour aller en coupe d4euorpe était de remporter la coupe de France, nous avons pris le chemin le plus court. Mon équipe est constituée de compétiteurs qui gère bien les matches à élimination. Notre campagne européenne en Challenge Cup a forgé l'état d’esprit et forgé le groupe. Progresser quand on part de bas, ce n'est pas compliqué mais gagner c'est bien plus difficile. Parfois des équipes progressent beaucoup mais ne gagnent jamais. J'espère que l'avenir de cette équipe sera fabuleux. On est prêts pour les Play-offs du championnat avec un objectif élevé pour cette équipe.
Cédric Dubois (entraîneur de Beauvais) : Je suis frustré et déçu par le résultat. Déçu par la fin du 2e set : la balle de 24 partout fait du mal. Ce n'est pas dit que l'on gagne le set mais la dynamique pouvait alors s'inverser. L'entraîneur, les joueurs, font des erreurs, il faut accepter que les arbitres puisent en faire. On débute bien le match mais on a commis des petites fautes dues à l'enjeu. On s'est bien libérés ensuite : on a remonté des ballons mais on a pêché par des petites erreurs en attaque et au block. On a globalement été présents ce soir mais les Rennais ont bien tapé et exploité nos failles.
Résultats : Rennes - Beauvais : 3-0 (25-20, 26-24, 25-22)
Arbitres : Philippe Verecke et Gilles Gaupp
Six de base :
Rennes - Boris Grebennikov (Entraîneur) : Pajusalu - Kolacny - Frangolacci - Pupart - Repal - Weyl - Grebennikov (L)
Beauvais - Cédric Dubois (Entraîneur) : Hotulevs - Lacassie - Kilama - Hudecek - Marion - Stein - Papadimitriou (L)
Les statistiques :
Rennes : 4 aces - 8 contres - 76 attaques - 19 fautes (dont 8 au service)
Beauvais : 4 aces - 11 contres - 73 attaques - 26 fautes (dont 7 au service)