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Antoine BRIZARD  - 11 - Passeur



Date de naissance : 22/05/1994 à Poitiers

Taille : 1m96
Poids : 96kg
Hauteur d’attaque : 3m40
Hauteur de block : 3m10

Club (2017-2018) : Azs Politechnika Warszawska (Pol)
2015-2017 : Spacer’s Toulouse
2012-2015 : Paris Volley

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Palmarès en club :
2017 : Vice-champion de France (Toulouse)
2015 : Vice-champion de France (Paris)
2014 : Vice-champion de France (Paris)
2014 : Vainqueur de la CEV Cup (Paris)

Palmarès international :
2017 : Médaille d’Or Ligue Mondiale
2013 : Demi-finaliste Championnat du Monde Juniors

Année 1ère licence Volley : 2002/2003 au Stade Poitevin

 
Né dans une ville de volley, Poitiers, où, surclassé dès son plus jeune âge, il a côtoyé en poussins les frères Ngapeth, Earvin et Swan, au club de Saint-Benoît, Antoine Brizard baigne dans ce sport depuis qu’il a 7 ans. Passeur dès ses débuts, il dit de ce rôle : « C’est un poste qui demande de la générosité, parce qu’on n’est pas franchement dans la lumière, il faut savoir faire briller les autres ». Ses modèles ? « J’aime beaucoup Raphael, le passeur brésilien qui a joué à Trento, ou le Serbe Nikola Grbic ». Il cite aussi une des idoles de son enfance, parce qu’il jouait à Poitiers, le pointu canadien Paul Duerden, qui « avait beaucoup de charisme ». Parti en Pôle Espoirs à 15 ans, Antoine Brizard quitte sa ville natale trois ans plus tard suite aux difficultés financières rencontrées par le Stade Poitevin et s’installe à Paris, d’abord en Nationale 1, puis deux ans avec les pros en tant que deuxième passeur derrière Guillermo Hernan. « Je n’ai pas beaucoup joué, mais j’ai vécu des moments exceptionnels, notamment l’année 2013/2014 où on a fait trois finales ».
En quête de temps de jeu, il est accueilli à Toulouse où Cédric Enard décide de lui faire confiance. Bonne pioche, car en deux saisons, ce grand passeur (1,96m) parvient à s’imposer, contribuant largement à l’excellente saison 2016/2017 des Spacer’s, finalistes du Championnat, ce qui lui permet aussi d’être rappelé en sélection en tant que 2e passeur, un an après un premier passage en Bleu en mai 2016 marqué par une sélection face à l’Iran à Tourcoing. « Un bon souvenir dans une super ambiance, j’avais joué un set et demi, je n’étais pas super satisfait de ma performance, je n’étais pas super à l’aise, je me sens plus légitime maintenant ».
Une légitimité qui s’est encore accrue au cours du long été 2017, qui lui a permis de s’imprégner de l’ambiance et de l’exigence des Bleus, aux côtés notamment de Benjamin Toniutti, « un passeur et un joueur de volley exceptionnel ». « C’était vraiment enrichissant pour moi, nous avons été très bien intégrés, très vite, et en un été, j’ai vu beaucoup de choses, j’ai gagné en confiance et ça m’a fait prendre de l’expérience, même si je n’ai pas beaucoup joué. C’était ma première saison, c’est tout à fait normal. Maintenant, j’espère pouvoir apporter plus à l’équipe cet été », explique le Poitevin, auteur d’une saison 2017/2018 pleine à Varsovie, sa première expérience à l’étranger sous les ordres de Stéphane Antiga, qui l’a tout de suite installé au poste de titulaire. « C’était le projet parfait pour passer un cap supplémentaire », ajoute-t-il, avant de conclure, lorsqu’on lui parle d’éventuels JO 2024 à Paris : « Ça fait rêver de tomber dans une génération qui pourrait jouer les JO en France… »

Un surnom : « La Briz’, tout simplement ».

Antoine et le Sport : « J’aime tous les sports, énormément le volley que je suis depuis très longtemps, mais également le tennis, le hand, que je suis allé voir de temps en temps à Toulouse. Je suis fan de Roger Federer, une légende, et de Nikola Karabatic, qui a tout gagné en équipe de France ».

L’œil de Laurent Tillie : « Antoine était en stage avec nous avant le TQO au Japon en 2016, j’avais finalement choisi Pierre Pujol pour les Jeux pour son expérience. Il a depuis pris une autre dimension, physiquement déjà, ensuite au niveau de sa qualité de passe qui est très intéressante, il fait en outre preuve d’un très bon état d’esprit. Il avait déjà fait une grosse saison l’année dernière avec Toulouse, il en a refait une en Pologne en prenant encore plus de responsabilités dans un championnat très relevé, alors que c’était un peu un pari de la part de son club et de Stéphane Antiga, c’est une grosse satisfaction et c’est bien pour l’équipe de France ».