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Daryl BULTOR– N°16 – Central


Date de naissance : 17/11/1995 à Basse-Terre (Guadeloupe)

Taille : 1m97
Poids : 94 kg
Hauteur d’attaque : 3m42
Hauteur de block : 3m17

Club (2014-2018) : Montpellier VUC
2012-2014 : CNVB

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Palmarès international :
2017 : Médaille d’Or Ligue Mondiale


 

Comme d’autres de ses jeunes coéquipiers tricolores, Daryl Bultor a gravi à grandes enjambées les marches menant au haut niveau dans un sport dont il ignorait tout lorsqu’il était enfant et qu’il a découvert au début de l’adolescence chez lui en Guadeloupe, à l’invitation d’un ami de son père. Les qualités physiques exceptionnelles du collégien de Trois-Rivières tapent alors dans l’œil des formateurs locaux et il intègre très vite le CREPS de la Guadeloupe, avant de faire le grand saut pour rejoindre la métropole, deux ans au Pôle Espoir de Bordeaux (comme Stephen Boyer), puis deux ans au CNVB, qu’il quitte pour Montpellier. Où il a connu une petite période de doute sur ses aptitudes à devenir joueur pro, cependant vite dissipées : « Quand je voyais Nicolas Le Goff et Franck Lafitte, je me posais la question de savoir si un jour j’allais arriver à atteindre leur niveau ou même tout simplement le niveau de la Pro A. A un moment donné, Nico s’est blessé, j’ai joué, ça s’est relativement bien passé et c’est là que je me suis dit que j’avais peut-être quelque chose à faire dans le volley à condition de bien travailler. »
L’arrivée dans l’Hérault d’Olivier Lecat au cours de l’été 2016 va permettre au central de prendre son envol : « C’est pour moi une année charnière. Il m’a dit qu’il voulait que je devienne meilleur en attaque, il m’a aussi incité à changer ma façon de servir en passant de service flottant à smashé, il m’a fait beaucoup travailler tout en me donnant du temps de jeu, cela m’a permis de progresser. J’ai bien aimé sa façon de travailler, du coup, j’ai décidé de prolonger à Montpellier. » Cette progression vaut à Daryl Bultor, dont les modèles à son poste sont le Cubain Simon, l’Américain Holt ou la paire tricolore Le Roux-Le Goff, d’être convoqué en équipe de France puis d’honorer sa première sélection le 13 mai 2017 face à la Belgique, lui, qui, auparavant, avec la génération Jean Patry, Luka Basic, Timothée Carle, Stephen Boyer, avait été international cadet et junior. « Honnêtement, je ne pensais pas être pris, cela a été une très bonne surprise. C’est pour moi l’occasion de travailler avec des joueurs beaucoup plus forts que moi et habitués aux grandes compétitions internationales. En équipe de France, je sais que je vais devoir chercher d’autres solutions, parce que les mecs s’adaptent beaucoup plus vite. » 
Et peu importe si ce fan de rap (Booba, Karys, Damso...), qui, lorsqu’il est à Montpellier, adore passer ses moments de détente à la plage avec sa bande de potes du MUC (Ludovic Duée, Hugo Caporiondo, Joachim Panou, Nadir Douib...), est obligé de faire une croix sur un retour à Guadeloupe, où il n’a plus été depuis quelques années : « C’est évident que j’aimerais bien revoir ma chambre, ma maison, mes parents, mes oncles et mes tantes, mais je ne regrette pas mon choix de vie. J’ai la chance de vivre de ma passion, beaucoup aimeraient être à ma place, je ne suis pas à plaindre », explique celui qui ne jure que par le travail. Dans un objectif bien clair : 
« J’aimerais bien faire les Jeux Olympiques au moins une fois dans ma carrière. En 2024, j’aurai 29 ans, je pense que pour un volleyeur, c’est l’âge où tu es le plus abouti, mais je vise Tokyo avant, j’espère avoir le niveau pour aider l’équipe à se qualifier et pour y participer. »

Daryl et le sport : 
« Je suis la NBA, j’aurais aimé savoir jouer au basket mais ce n’est pas le cas, et beaucoup le foot, supporter du PSG depuis toujours, fan de Ronaldinho, de Zlatan, de Di Maria... Les sportifs que j’admire ? Teddy Riner, une bête de travail qui sait se remettre en question, il s’entraîne à chaque fois plus dur pour continuer à gagner, c’est très fort. Gaël Monfils aussi, Kobe Bryant, également une bête de travail, Thierry Henry, Zinédine Zidane. »

L’œil de Laurent Tillie : 

« C’est le joker sorti du paquet de cartes. Je l’avais déjà repéré en 2016 et la saison qui a suivi, il a fait de belles rentrées et de bons matchs, je voulais donc le revoir. Dès le premier stage, il nous a bluffés, avec de grosses qualités athlétiques et de vitesse, il a un bras très rapide. Sa marge de progression se situe surtout au niveau du bloc. »