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    CEDRIC ENARD - Entraineur adjoint
né le 20 mars 1976 à Poitiers

 
« Born to be a coach ». Tel pourrait être le titre de la biographie de Cédric Enard, entraîneur passionné par son métier. Il a d’abord été joueur, dans sa ville de natale de Poitiers, après avoir débuté au rugby en deuxième ligne, le sport de son père, attrapant le virus à Lawson-Body, l’antre du Stade Poitevin. « Il y avait un gros engouement autour du club, j’ai dit à mon père : « Je veux essayer ça » ». A force de travail, il intègre l’équipe professionnelle, aspirant de 1997 à 1999, ce qui lui permet de vivre de l’intérieur l’historique premier titre de 1999 : « Un moment monstrueux, mais au-delà de ça, je retiendrai des rencontres, le plaisir de partager des challenges sportifs avec des joueurs qui m’ont marqué, comme Pompilu Dascalu ou Gino Brousseau, le capitaine exemplaire. » En quête de temps de jeu, le jeune pro quitte Poitiers pour Avignon puis Toulouse où il est contraint d’arrêter sa carrière, à 28 ans, à cause d’un problème de moelle épinière. « Le club m’a proposé de devenir entraîneur des jeunes, ce que j’avais prévu de faire, mais pas si tôt, ça m’a permis de rebondir, j’ai basculé sur le métier d’entraîneur. »
La suite ? Une longue liste de diplômes, la direction du centre de formation de Toulouse, un rôle d’adjoint de Josef Smolka avant d’être propulsé à la tête de l’équipe première en mars 2011, avec la mission de mener une opération-commando pour assurer le maintien. « J’ai accepté, parce que c’est ce que j’avais envie de faire par-dessus tout. » Sur le banc des Spacer’s, Cédric Enard se forge une réputation d’entraîneur-formateur, capable de dénicher et de lancer dans le grand bain des jeunes qu’on retrouvera en nombre en équipe de France (Thibault et Nicolas Rossard, Trévor Clevenot, Antoine Brizard, Barthélémy Chinenyeze...), mais également de coach exigeant, ce qu’il reconnaît sans peine : « Je peux être assez pénible, j’ai tendance à partir du principe qu’il n’y en a jamais assez. Parfois, on tombe sur des joueurs qui sont dans cet état d’esprit, parfois sur d’autres avec lesquels il faudrait être plus malléable, ça fait partie de mon apprentissage, je bosse là-dessus. »
La belle aventure va durer six ans, jusqu’à une saison 2016/2017 terminée presque tout en haut, Toulouse s’inclinant en finale du Championnat face à Chaumont, contre lequel, un an plus tard, Cédric Enard décroche le Graal, vainqueur de la Ligue A sur le banc de Tours où, curieux signe du destin, il avait entamé sa collaboration avec l’équipe de France un an plus tôt, suite presque logique de plusieurs étés passés en qualité de bénévole auprès des équipes de France, jeunes et A’, pour apprendre auprès de coaches venus d’horizons différents. « Pour moi, la progression passe par le partage », justifie ce mordu de golf, « une bouffée d’oxygène », et passionné de sports qui voue une grande admiration au Barça, « pour tout ce que club véhicule », mais également à Zinédine Zidane et « sa bonne étoile », Michael Jordan, Roger Federer, ou à des coaches comme Phil Jackson et Alex Ferguson, « des sources d’inspiration ».

L’œil de Laurent Tillie : « Cédric est un jeune entraîneur qui a fait de bons résultats avec Toulouse et a confirmé dans un contexte avec plus de pression, à Tours, il travaille beaucoup avec les jeunes Français, il a notamment œuvré pendant quatre ans de façon bénévole dans les camps d’entraînement. Quand j’ai fait appel à lui en 2017, je trouvais intéressant de l’incorporer pour avoir une nouvelle vision et insuffler un peu de dynamisme dans le staff, je n’ai pas été déçu ».