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  #2 AMALRIC Oriane

Date de naissance : 11 octobre 1990 à Albi

Club 2018-2019 : Bordeaux
2015-2018 :Évreux
2008-2015 : Albi

 


« Dans mon village de Cadalen, dans le Tarn, c’était foot pour les garçons, volley pour les filles ». Voilà comment Oriane Amalric s’est mise au volley dès l’âge de 4 ans dans le club dont s’occupaient ses parents, et c’est toujours dans le Tarn, à Albi, que, quatorze années plus tard, après être passée par le Pôle Espoirs de Bordeaux, elle a effectué ses débuts professionnels. « Je me souviens très bien de mon premier match pro, puisque c’était le jour de mes 18 ans, le 11 octobre 2008. C’était contre Nancy à l’Open Generali, le coach m’avait fait rentrer à 13-13 au tie-break, j’avais raté mon service ! ». Très attachée à sa région, la néo-pro restera sept saisons à Albi malgré les difficultés financières d’un club passé par la Nationale 1, l’Elite et la Ligue A, avant de s’exiler en 2015 à Evreux, avec lequel elle vivra de nouveau le bonheur d’une montée parmi l’élite.
L’équipe de France, elle la connaîtra en cadette, puis, sur le tard en A en 2016 : « J’ai été appelée en 2016 suite à un concours de circonstances : Mallory Steux avait décidé d’arrêter et Tiphaine Sevin a à son tour arrêté sa carrière en milieu de saison, du coup, Magali Magail m’a convoquée alors que j’évoluais encore en Elite, je me souviens des matchs de qualification pour le Championnat d’Europe 2017 à Bordeaux, de ma première Marseillaise avec toute ma famille dans les tribunes, j’avais eu du mal à retenir mes larmes ». Depuis, sans faire de bruit, Oriane s’est installée pour de bon en bleu, mais plus sur du court terme : « Je suis à fond pour la qualification pour le Championnat d’Europe 2019, mais après, comme je vais évoluer en Elite, s’ils préfèrent prendre une joueuse plus jeune que moi ou qui joue en Ligue A, il n’y a pas de problème ».
La passeuse tricolore, déjà titulaire d’un BTS en management, a en effet décidé de privilégier ses études dans les années à venir, d’où son choix d’aller à Bordeaux, en deuxième division : « Je vais avoir 28 ans, j’ai envie de penser à mon avenir, du coup, je me suis inscrite en licence de gestion des affaires immobilières, des études qui ne sont pas compatibles avec une vie de joueuse professionnelle, j’ai donc préféré repartir en deuxième division parce que j’ai envie de continuer à jouer. Je me sens bien à Bordeaux où j’ai déjà vécu quand j’étais au CREPS et où je vais retrouver mon ancien coach d’Albi, avec lequel j’ai connu la montée. Je me rapproche en outre de ma famille ».
Reste que si elle ne s’imagine pas aux Jeux de Paris en 2024, « Ori » est bien décidée à tout donner, tant qu’elle sera appelée, pour cette équipe de France qui, à ses yeux, a une belle marge de progression : « Aujourd’hui, dans un même match, nous sommes capables d’atteindre un bon niveau, mais aussi de faire cinq fautes d’affilée, il faut qu’on arrive à stabiliser tout ça, mais je pense qu’il y aura une très bonne équipe dans quelques années, avec des filles comme Helena (Cazaute) et Juliette (Fidon), qui ont déjà de l’expérience, et des jeunes qui poussent derrière. Avec du travail, on peut y arriver ».


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