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  #22 MOREELS Manon

Date de naissance : 22/03/2001

Clubs
2019 : IFVB


Elle est l’une des surprises de la liste des 14 joueuses retenues par Emile Rousseaux pour disputer l’EuroVolley 2019. A 18 ans, Manon Moreels a connu une trajectoire ascensionnelle en équipe de France A, débutée en janvier 2019 : « Pour le dernier match des qualifications pour l’Euro, Emile souhaitait mettre une équipe jeune face au Danemark, il avait pris 5-6 filles de l’IFVB. C’était une super expérience, la salle était remplie, c’était la première fois que je jouais devant autant de monde avec de l’enjeu, on avait gagné 3-1, mais je pensais qu’il me faudrait encore longtemps avant de rejouer en Bleu. » Six mois plus tard, la Nordiste, qui avait disputé l’été précédent l’Euro junior, fait de nouveau partie du groupe pour disputer une partie de la European Golden League avant d’être intégrée à celui appelé à préparer l’EuroVolley, puis de définitivement convaincre le sélectionneur de l’emmener en Turquie. « Au départ, l’idée était de la faire venir dans le cadre du projet Génération 2024, de la mettre dans le bain, mais vu les choses très intéressantes qu'elle a montrées lors des matchs de préparation, elle a mérité d’avoir sa sélection », commentera ce dernier à propos d’une joueuse qui confie de son côté, à propos de cette sélection : « C’est un peu comme un rêve. Au début, je me disais que je venais pour emmagasiner de l’expérience, je ne m’attendais pas du tout à être dans le collectif pour l’Euro. L’équipe de France fait certes partie de mes objectifs, mais je ne pensais pas que ça allait s’enchaîner aussi vite. »
Cette sélection récompense en tout cas la progression expresse de la réceptionneuse/attaquante qui a débuté le volley à l’âge de 8 ans chez elle, à Harnes, son club de toujours, formée notamment par Marc Maréchal, le père de l’international tricolore Nicolas. Titulaire en Elite (deuxième division nationale) dès 15 ans, elle est passée par le CREPS de Wattignies puis l’IFVB de Toulouse, où elle fera sa dernière année en 2019/2020 avec, espère-t-elle, son Bac en poche. La saison 2018/2019, la première de l’équipe du pôle français junior en Ligue A féminine, lui aura beaucoup appris, malgré des résultats compliqués : « Au début, c’était un peu difficile, je me suis vite rendu compte qu’il fallait avoir une certaine condition physique pour tenir. Ça a aussi été très dur mentalement sur certaines périodes de rester motivée, sachant qu’on perdait tous les week-ends, mais j’ai pris beaucoup d’expérience. »
La suite ? Celle qui rêve forcément des JO 2024 à Paris - « On nous a bien fait comprendre que nous sommes les filles qui peuvent faire partie du collectif en 2024, donc c’est un objectif, je m’entraîne aussi pour ça » - la voit dans un club français qui lui donne « un temps de jeu conséquent » et si possible un jour à l’étranger. Comme la réceptionneuse/attaquante italienne Lucia Bosetti, clairement une inspiration pour elle : « Je me projette dans son profil, elle n’est pas super physique ni super grande, elle ne tape pas très fort, mais ce n’est pour autant que ce n’est pas une joueuse énorme. »