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  #21 ELOUGA EVA

Date de naissance :
14 Octobre 1999

Club 2017-2019 : IFVB



 Eva Elouga est un spécimen rare dans l’équipe de France féminine. D’abord parce que la jeune femme a découvert le volley sur le tard, à 14 ans, après avoir surtout pratiqué la natation. « C’est mon prof de sport au collège, à Boissy-Saint-Léger, qui m’a incitée à faire du volley par rapport à mon physique, il pensait que j’avais le bon profil ». La Francilienne, originaire de Limeil-Brévannes, ne met guère longtemps à afficher de belles prédispositions pour son nouveau sport, puisqu’elle intègre… au bout de trois mois le Pôle Espoirs de Châtenay-Malabry, puis deux ans plus tard l’IFVB, d’entrée placée au centre en raison de son gabarit longiligne. « C’est un poste un peu ingrat, dans le sens où on a très peu le ballon à l’attaque, mais où on saute tout le temps, mais très important, parce que d’une certaine façon, on dirige le jeu, on transforme les choix de la passeuse adverse », explique l’intéressée, qui a perdu une année en route, victime d’une rupture des ligaments croisés du genou.
Spécimen rare ensuite, parce que moins de quatre ans après ses débuts, elle s’est retrouvée dès l’été 2017 intégrée au groupe France senior, histoire d’en prendre la température, avant d’honorer un an plus tard en Golden European League sa première sélection en Hongrie, sans avoir disputé le moindre match pro ! « C’était trop bien, j’étais fière de porter le maillot de la France. Je ne m’y attendais pas, avec le peu de volley que j’ai derrière moi, j’ai de la chance d’être là », se réjouit celle qui a obtenu son Bac ES en 2018 et compte suivre un DUT en Gestion des Entreprises Administratives, intéressée par tout ce qui touche l’économie et le monde de l’entreprise. Les débuts pros de la centrale de 1,92m sont programmés à partir de la saison 2018/2019 au sein de l’équipe de l’IFVB qui, pour la première fois, évoluera en Ligue A féminine, après quoi elle imagine déjà la suite : « J’aimerais bien, après l’IFVB, signer un contrat avec une autre équipe professionnelle et, d’ici trois ans, aller à l’étranger, voir un autre univers, un autre fonctionnement de travail ». Histoire de s’aguerrir encore davantage en vue de ce qui constitue pour elle d’ores et déjà un un objectif, les Jeux Olympiques de Paris 2024. « C’est vraiment une opportunité pour nous de faire nos preuves », confirme Eva qui apprécie le fait de travailler avec Emile Rousseaux : « Il est exigeant, mais il sait de quoi on est capables. Il ne demande pas la lune mais des choses réalisables, tout ce qu’il fait est juste ».