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Félix ANDRÉ - entraîneur adjoint

« Né pour entraîner ». Tel pourrait être le sous-titre d’une éventuelle biographie de Félix André. Car si ce dernier a d’abord été joueur, de tennis, puis de volley, découvert via un ami à Vandoeuvre-lès-Nancy, dont il est originaire, une sérieuse blessure, à 14 ans, l’a mis malgré lui sur cette voie qu’il n’a plus quittée depuis : « Une joueuse professionnelle féminine de Vandoeuvre m’avait sollicité pour l’aider à entraîner des jeunes du club, j’ai commencé comme ça et plus tard, quand j’ai recommencé à jouer (jusqu’en Nationale 1), j’ai toujours continué à entraîner en parallèle ». Une nouvelle fois, le destin va se charger d’accélérer sa reconversion, de joueur à entraîneur : Bac S en poche, celui qui envisage de devenir journaliste et débute des études d’histoire, décide finalement de suivre sa compagne, joueuse professionnelle, à Istres, où elle vient de signer, et de basculer sur une licence STAPS à la faculté de Marseille-Luminy. « J’entraînais les jeunes du club lorsque j’ai rencontré l’entraîneur de l’équipe professionnelle féminine, Frédéric Guérin, qui cherchait un adjoint. Il est venu me voir entraîner et m’a proposé de le seconder, cette rencontre a été déterminante. Je lui dois énormément, il m’a poussé, et aujourd’hui encore, même s’il n’est plus dans le volley, il continue à me conseiller ». L ‘apprenti entraîneur passe six ans avec son mentor au Istres Ouest-Provence Volley, puis le suit à Valenciennes, avant d’être sollicité par le Pays d’Aix Venelles pour devenir adjoint d’un entraîneur étranger. « Ce dernier n’est finalement jamais venu, les dirigeants de Venelles m’ont alors promu ». Bien leur en a pris : alors qu’il n’a pas encore atteint la trentaine, Félix André obtient vite des résultats jusqu’à ce premier titre historique pour le club provençal, la Coupe de France en 2017, et la qualification européenne qui va avec.
Ce succès lui vaut d’être sollicité par la Fédération pour se porter candidat au poste d’entraîneur des Bleues et d’être choisi au printemps 2017 pour démarrer le projet Génération 2024 en attendant l’arrivée d’Emile Rousseaux. « Tout était clair dès le début, on m’avait prévenu que j’aurai plusieurs rôles. Comme je me considère encore comme un entraîneur en formation, ça m’intéressait de travailler avec quelqu’un ayant une autre vision du volley ». Débutée difficilement par un tournoi de qualification au Championnat du monde raté, cette première saison internationale permet à l’équipe de France de décrocher une historique médaille de bronze lors du World Grand Prix, « une fierté » pour son entraîneur et la confirmation à ses yeux de la viabilité du projet : « Je ne me mettrais pas dans le dur si je n’y croyais pas. Le groupe est jeune et ambitieux, il a une marge de progression énorme, avec des filles prêtes à travailler pour progresser ».
Jeunesse et ambition sont des mots qui collent parfaitement au profil de Félix André, auxquels on peut également ajouter la passion, pour le volley et le sport en général. « Mon bonheur est dans le sport, je regarde tout. La première personne que j’ai idolâtrée, c’était André Agassi, qui ne faisait pas du tennis comme les autres, j’ai aussi été fan de Frantz Granvorka, un OVNI, le Ngapeth de l’époque, et j’admire Zidane, qui reste pour moi le must du sport français ». Joueur de foot à ses rares heures perdues, supporter de l’AS Nancy-Lorraine - « Je vais au stade Marcel-Picot depuis que j’ai 5 ans » - Félix André conclut, à propos de son métier d’entraîneur : « Vivre de sa passion, ça n’a pas de prix, je vis un rêve éveillé au quotidien ».