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  #23 OLINGA ANDELA Leandra

Date de naissance : 12/08/1997

Clubs
2018-2020 : Mulhouse


Née au Cameroun, grandie dans un premier temps en Indonésie où évoluait son père footballeur professionnel, Leandra Olinga Andela a par la suite vécu à Evreux, où elle a découvert le volley à la sortie de l’école primaire. Un peu plus de deux ans plus tard, elle joue, à seulement 14 ans, son premier match professionnel contre Le Hainaut avec la formation normande, lancée dans le grand bain par l’actuel manager de l’équipe de France, Emmanuel Fouchet ! Passée par le Pôle Espoir de Sablé-sur-Sarthe puis par l’IFVB, Leandra signe logiquement son premier contrat professionnel chez elle, à Evreux, où, là encore, elle ne tarde pas à sa faire remarquer, notamment lors de la saison 2017/2018, à l’issue de laquelle elle termine deuxième bloqueuse de Ligue A féminine. Dans la foulée, elle signe à Mulhouse où, malgré la concurrence, elle s’impose d’entrée comme une titulaire à part entière. « J’étais partie pour me battre pour ma place et au final, j’ai joué dès le premier match et ensuite, je n’ai plus trop quitté le terrain. Cette saison, qui m’a permis de découvrir la Ligue des champions, a été super d’un point de vue personnel et collectif, même si on a malheureusement manqué les grands rendez-vous, nous sommes restées sur notre faim. »
Son histoire avec l’équipe de France a été moins rectiligne, puisqu’il lui a fallu un long combat pour obtenir sa naturalisation, chose faite au printemps 2019, et donc le droit de porter les couleurs tricolores. « Ça a été dur à vivre, six ans, c'était long. Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai eu du mal à y croire, j’ai mis du temps à réaliser, c’est quand j’ai eu mon passeport français entre les mains que je me suis dit que c’était bien réel. » Son « vrai » premier été en Bleu (elle avait auparavant participé à des stages, sans pouvoir jouer), Leandra l’a vécu « avec beaucoup d’émotion », tout comme sa première sélection en mai : « C’était très fort, d’autant que ma première Marseillaise, c’était contre le Cameroun, mon pays d’origine. J’ai lâché pas mal de larmes pendant les deux hymnes, parce que je reste très attachée à mes origines, mais à côté, ça me tenait vraiment à cœur de jouer pour la France. »
Et notamment de disputer l’EuroVolley 2019, rendez-vous que la joviale centrale tricolore a préparé pendant tout l’été sous la férule d’Emile Rousseaux, dont elle dit : « Emile essaie de nous pousser pour aller au plus haut niveau, il n’y a pas un moment où il relâche son degré d’exigence. Il nous fait beaucoup travailler, parce qu’il croit plus en nous que nous-mêmes, ça nous donne envie de nous donner à fond. » A propos du Championnat d’Europe, cette fan de musique, de dessin, de danse et de films de Disney conclut : « Nous partageons vraiment l’envie de vivre l’aventure ensemble, c’est plus de l’impatience que de l’appréhension. On sait qu’on peut compter les unes sur les autres, dans notre groupe, il y a une vraie cohésion, un très bon état d’esprit. La préparation a été bonne, puisque nous avons gagné dix matchs sur douze, nous sommes sur une bonne dynamique. »