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  #59 CALEYRON Mallory

Date de naissance : 24 octobre 1988 à Roubaix

Clubs
2016-2020 : SF Paris Saint-Cloud
2015-2016 : Villejuif

2014-2015 : Pays d'Aix Venelles
2012-2014 : ES Le Cannet
2011-2012 : Nantes VB
2009-2011 : SES Calais
2007-2009 RC Villebon 91

 


Avec Christina Bauer, Mallory Caleyron (ex Steux) est la seule trentenaire de l’équipe de France, revenue cette année en sélection après cinq ans d’abstinence. Il faut dire que la Nordiste, née dans une famille de volleyeurs (ses deux parents ont joué à bon niveau amateur, sa mère, Marie-Edith Tassan, est présidente du club de Lys-lez-Lannoy, créé avec son beau-père), a bien cru mettre un terme définitif à sa carrière en juin 2015, au sortir d’une année blanche à Venelles (à sa sortie de l’IFVB, elle avait auparavant joué à Villebon, Calais, Nantes et au Cannet), à cause de blessures répétées aux pieds. « J’ai dû me faire opérer lors de ma deuxième saison au Cannet, puis j’ai repris la suivante à Venelles, mais j’avais trop mal, donc j’ai pris la décision d’arrêter, le volley était devenu une souffrance, plus un plaisir. J’avais repris mes études en faisant une licence d’entraînement sportif et un BTS diététique, j’ai aussi pas mal voyagé, je ne pensais pas revenir. »
Qu’est-ce qui l’a dès lors poussée à reprendre le fil d’une carrière déjà bien riche ? « Je pense que le fait que mon mari soit lui-même sportif de haut niveau (Quentin Caleyron a participé aux Jeux Olympiques de Londres en 2012 en BMX et fait maintenant partie du pôle olympique de cyclisme sur piste) m’a redonné envie de regoûter au haut niveau. Le Stade Français m’a alors fait confiance alors que j’avais arrêté deux ans, c’est sans doute mon souvenir le plus fort en club, ils n’étaient pas obligés de me prendre. »
L’histoire de cette passeuse de talent avec l’équipe de France a quant à elle repris deux ans plus tard, au printemps 2019, rappelée par Emile Rousseaux, dix ans après sa première sélection, qu’elle n’a pas oubliée : « C’était en 2009 en Ligue Européenne. J’étais deuxième passeuse derrière Armelle Faesch. Au début, mon objectif était de disputer trois-quatre points, ensuite, c’était 10 points, puis un set, puis deux, puis un match entier, ce n’était pas évident de trouver sa place, mais c’était génial. »
Tout comme il n’a pas été évident pour la trentenaire d’intégrer en début de saison 2019 un collectif bleu considérablement rajeuni, projet Génération 2024 oblige. « Je suis arrivée dans un groupe où je ne connaissais personne à part Christina Bauer et Alexandra Dascalu. C’était à moi, la « vieille », de m’intégrer, c’était un peu étrange. J’ai mis du temps à trouver ma place, d’autant qu’il a aussi fallu que je renoue avec un certain niveau international, cela faisait cinq ans que je n’étais pas là. Il y a eu un temps d’adaptation, mais maintenant, je m’éclate, le groupe vit super bien ensemble. » Avec cette jeune équipe de France, elle s’apprête à disputer son troisième Championnat d’Europe, dont elle dit : « Le projet est aussi sur le long terme, ce n’est qu’une étape pour ce groupe très jeune vers Paris 2024. Emile m’utilisera comme il veut, j’ai envie de donner mon expérience et ma joie de vivre sur le terrain, je n’ai pas fait tout ce chemin pour ne pas profiter de chaque instant sur le terrain. »
Tout comme Mallory entend bien profiter de ses dernières années de volley, elle qui continue à préparer l’après-carrière, puisqu’elle est sur le point de démarrer un master en management du sport, pour travailler dans l’événementiel sportif. « Je pense que j’ai des qualités managériales, je baigne depuis toujours dans l’univers du sport, il faut que je développe ces atouts pour mon métier futur, car je n’ai pas encore dix ans de carrière devant moi. » Combien lui en reste-t-il ? « Ça change souvent, sourit-elle. Parfois, c’est un an, d’autres deux ou trois. Ce qui est sûr, c’est que tant que je prends du plaisir, je continue. Après, j’ai envie d’être maman, donc, c’est aussi ça qui conditionnera la date de mon arrêt ».