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C’était compliqué de finir le Mondial sur une défaite et sur une blessure, ça fait mal. J’ai essayé de récupérer au plus vite, mais je ne suis pas encore à 100%. Dès le début de saison, on avait la Super Coupe de Turquie, le club a poussé pour que je revienne plus vite et que je puisse jouer ce match. Depuis, je continue à travailler pour revenir à 100%. Je joue et je m’entraîne normalement, on enchaîne les matchs tous les trois jours, ce n’est pas facile, mais je fais attention à ne pas trop forcer.
As-tu le temps de faire du travail foncier ?
Je fais des soins tous les jours, je renforce à mort les quadriceps pour que les genoux puissent tenir. Je fais beaucoup de choses pour retrouver vraiment la bonne forme. En enchaînant les matchs, ce n’est pas évident. On joue, le lendemain c’est repos, ensuite on a un entraînement et c’est déjà la veille du match suivant. C’est assez soutenu ! Mais je fais ce qu’il faut de mon côté pour revenir au top.
Vous restez sur une défaite contre Galatasaray (2-3), mercredi soir, comment s’est passé ce match ?
C’était le derby ! Un match hyper important pour Galatasaray et pour nous. C’est assez surprenant de voir à quel point ils mettent beaucoup d’attention sur ce match en particulier. Il y a une rivalité dans tous les sports, on le sent beaucoup dans le club. Ce match ne se joue à rien, on se retrouve au tie-break, on est devant, et sur des détails, on perd 18-16, sur un ou deux ballons qui font la différence. Cette fois, ça a tourné en faveur de Galatasaray. Et nous, on enchaîne victoire-défaite, victoire-défaite en ce moment... Ce serait bien d’aligner quelques victoires pour trouver du rythme et un peu plus de confiance.
Vous êtes à trois victoires et trois défaites en championnat, t’attendais-tu à mieux en ce début de saison ?
Complètement, mais on a deux défaites au tie-break, qui peuvent changer notre début de saison. On essaye encore de trouver ce rythme qui va nous donner plus de sécurité sur le terrain, pour enchaîner. Pour l’instant, le bilan est mitigé, mais il n’est pas catastrophique non plus. Il suffit d’enchaîner des victoires pour que ça reparte et qu’on remonte dans le classement.
L’objectif, c’est le Top 4 du classement ?
C’est ça. Ce qui est différent ici, par rapport aux autres championnats où j’ai pu jouer, c’est qu’il n’y a que quatre équipes en playoffs, on passe directement aux demi-finales et à la finale. Il n’y a pas beaucoup de place à l’erreur, chaque match est important, chaque point est important, que ce soit contre les équipes un peu moins fortes contre qui il faut prendre trois points, et contre les équipes du haut de tableau où il faut gagner.
C’est assez différent de l’Italie, où le niveau est globalement plus élevé. Ici, les trois ou quatre meilleures équipes jouent vraiment très bien, mais derrière, notamment dans le bas du classement, c’est vraiment moins bon. Et ensuite, il y a une belle bagarre dans le milieu de tableau, avec de bonnes équipes et de bons joueurs, avec des mecs qui ont la dalle sur le terrain et qui ne vont rien lâcher. Il faut bien gérer tous ces matchs-là. Et ce n’est pas si simple d’enchaîner des matchs contre des équipes d’un niveau différent, il faut arriver à bien se préparer mentalement.
Cela fait quelques semaines que tu es arrivé, comment trouves-tu ce club de Fenerbahçe ?
C’est un gros club, vraiment. Ça regroupe le foot, le basket, il y a aussi le judo. Il y a plusieurs disciplines. Ils mettent beaucoup de choses en place, je trouve que les Turcs sont très serviables. C’est un très bon club, sans doute l’un des meilleurs en Turquie. C’est intéressant d’être plongé dans Istanbul, dans le club de Fenerbahçe, alors qu’il y a quatre ou cinq équipes dans la ville. On sait que les fans sont à fond derrière leur équipe, c’est presque une religion. C’est vraiment cool de découvrir cela, je suis content d’être ici.
Avais-tu pris quelques renseignements auprès d’Earvin, qui joue là-bas depuis janvier dernier ?
Oui, on s’est appelé au moment où j’ai signé ici, on a aussi parlé du club cet été. Istanbul est une grande ville, il y a beaucoup de choses à faire. Le seul point négatif, c'est les bouchons (rires). Il y a toujours de la circulation ! La ville est immense, beaucoup plus grande que Paris, et il y a souvent du monde sur les routes. Il faut s’habituer. Heureusement, j’ai un appartement qui est situé près de la salle.
Tu parlais de l’aspect club omnisport, as-tu eu le temps d’aller voir un match de foot ou de basket, ou les féminines ?
Pas encore, c’est un peu compliqué avec notre calendrier. Mais je sais que dès que j’ai l’occasion, j’irai sans doute voir un match de foot, le stade est tout près de notre salle. J'ai hâte d’y aller pour voir ce que ça donne, pour voir ce “truc”, cette grande famille de Fenerbahçe.
Et pour la ville d’Istanbul, qu’est ce qui te plaît en particulier ?
A Fenerbahçe, on est du côté asiatique. Je trouve que c’est un peu plus calme que le côté européen, qui est un peu plus ancien, avec plus de monde. C’est une ville où il y a beaucoup d’Histoire, beaucoup de choses à voir, à faire, c’est vraiment sympa. Ça me change de Civitanova, en Italie, qui était une toute petite ville. Istanbul, ça vit 24h/24.
Il te manque juste un peu de temps pour en profiter pour le moment...
C’est ça, et il y a vraiment ce truc des bouchons aussi. Parfois, tu peux mettre 1h30 pour faire un trajet et aller de l’autre côté, alors qu’à un autre horaire c’est 25 minutes...
On en a beaucoup parlé entre nous, et avec le staff. Je pense qu’on a manqué un peu de rythme et de forme physique. On l’avait vu en 2024, où on a réussi à tout gagner. On était là du début à la fin de l’été, on avait le rythme avec la VNL (Ligue des Nations), on a tout fait tous ensemble du début jusqu’à la fin, même si moi j’ai été blessé sur certains matchs. Cet été, c’était un peu plus compliqué. En accord avec le staff, on a eu plus de temps de repos. A force d’enchaîner les saisons avec l’équipe de France et avec le club, on a besoin aussi de souffler. Le plus dur, ça a été de tous revenir à 100% physiquement en même temps. Mais quand on est en équipe de France, on doit tout de suite être performant sur le terrain, on n’a pas vraiment le temps de se remettre en forme. Après, comme je le disais tout à l’heure, le volley se joue aussi sur des détails. On perd deux fois 3-2, à deux points près certains sets basculent et on gagne contre la Finlande et l’Argentine, et on se retrouve en huitièmes de finale. C’est une grosse déception, mais je sais qu’on ne refera pas les mêmes erreurs. Et maintenant il faut penser à l’année prochaine, aux JO de Los Angeles qui vont se rapprocher petit à petit, il faut continuer à marquer des points en VNL pour se qualifier au ranking.
D’un autre côté, ce Mondial a confirmé que c’était difficile de gagner au volley, ce qui donne aussi de la valeur à vos titres...
Il y a eu énormément de surprises, que ce soit nous, le Brésil, le Japon... On a aussi vu une équipe de Bulgarie hyper jeune aller jusqu'en finale. On voit bien que le niveau international est de plus en plus homogène. Chaque match est une bagarre. La Finlande a très bien joué contre nous. Certaines équipes, on peut penser qu’elles sont derrière nous, mais en fait elles sont presque au même niveau, elles nous collent. Le niveau est beaucoup plus fort qu’avant.
Il y aura aussi un esprit de revanche l’été prochain...
Complètement. On a tout gagné en 2024, rien cette année, on sait que gagner fait vraiment plaisir. Aller chercher des médailles, gagner des compétitions, c’est vraiment ce qu’il y a de meilleur. Je pense qu’on est tous déterminés à revenir l’année prochaine pour montrer que ce n’est pas la fin d’un cycle, comme certains ont pu le dire. On a envie de revenir, de montrer que c’était juste une mauvaise passe. On est tous motivés pour continuer à aller chercher des médailles.












