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30/03/2018
L’interview bleue : Kevin Tillie
Arrivé l’été dernier à Pékin en provenance de Pologne, Kevin Tillie s’apprête à disputer la finale de la China Volleyball League face à Shanghai, la formation de Julien Lyneel. L’occasion, entre deux entraînements, de s’entretenir avec le réceptionneur-attaquant de l’équipe de France.
Shanghai-Pékin, c’était la finale attendue ?
Oui, ça fait quelques années que c’est comme ça, c’étaient les deux équipes fortes tout au long de la saison, il n’y a donc pas vraiment eu de surprise.

Au regard des résultats de ces derniers semaines, on a l’impression que la dynamique est plus en faveur de Shanghai que de Pékin, qu’en pensez-vous ?
C’est ce qui se dit, mais rien n’est figé. On a joué deux matchs contre eux cette saison, on a perdu 3-0 chez eux sans notre réceptionneur-attaquant, John Gordon Perrin, et le match retour chez nous, on avait gagné, mais ils avaient joué sans leurs étrangers, ce n’était pas pareil. Je dirais qu’ils sont un peu plus physiques que nous, ils ont gagné plus de matchs que nous, mais on va se battre jusqu’au bout et je suis sûr qu’on a les moyens de gagner cette finale.

Quelles sont les forces en présence ?
Nous ne sommes pas trop mal en réception et nous avons un très bon pointu, pour compléter les deux récep 4 étrangers, je pense que nous avons plus d’armes dans ce domaine (Pékin vient de faire signer le Polonais Kubiak pour les playoffs !). Eux misent sur le service/bloc, avec un très gros service, ils viennent de prendre un nouveau pointu gaucher chinois qui joue bien. Pour les demi-finales et finales, ils ont engagé un nouveau central et un nouveau pointu, nous, on a pris un nouveau central et un passeur, c’est peut-être un peu plus difficile pour nous de s’adapter à un nouveau passeur qui n’est là que depuis deux-trois semaines.

Comment jugez-vous le niveau de la China Volleyball League ?
Je ne vais pas dire que c’est le plus haut niveau auquel j’ai joué, mais il y a pas mal de bonnes individualités dans chaque équipe avec quelques étrangers, deux par équipe. Les meilleures équipes, comme Shanghai et Pékin, sont celles qui misent plus sur le collectif. Les autres équipes se reposent souvent sur un ou deux bons joueurs.

D’une façon plus globale, comment vivez-vous cette première saison en Chine ?
Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, c’était un peu l’aventure et au final, je suis très content d’être venu. J’ai découvert beaucoup de choses d’un point de vue culturel et au niveau du volley, ça m’a permis de revenir doucement en forme.

Après l’opération à l’épaule que vous avez subie il y a un an, c’était le cadre idéal pour revenir à 100% de vos moyens ?
Oui, c’était vraiment bien, parce qu’ils m’ont laissé très tranquille à ce niveau-là, ils ne m’ont jamais forcé au niveau de la muscu et de l’entraînement, si bien que j’ai pu travailler toute la saison pour essayer de revenir en forme en contact permanent avec mon préparateur physique. Il y a toujours des hauts et des bas, mais je pense qu’à certains moments de la saison, je n’étais pas loin des 100%, je suis bien revenu, je suis content.

Avez-vous eu le temps de profiter de la vie à Pékin, de vous immerger dans la vle locale ?
Oui, nous avons quand même pas mal de temps libre. Nous avons notamment eu deux breaks de de deux semaines pendant la saison, cela fait pas mal de jours de repos, et comme j’habite dans le centre de Pékin, il y a pas mal de choses à faire, j’ai pu visiter, c’est vraiment une ville jolie à voir.

Au niveau de la langue, arrivez-vous à facilement communiquer ?
Ils ne parlent pas très bien anglais, mais nous avons un traducteur avec nous en permanence, à tous les entraînements, qui s’occupe très bien de nous, donc il n’y a pas de souci.

Avez-vous réussi à vous croiser avec Julien Lyneel ?
Pas du tout en première partie de saison, puisque nous n’étions pas dans la même poule, là, nous nous sommes un peu vus pendant les playoffs, mais juste sur les matchs, ça va être sympa de se retrouver en finale.