Accueil >>
HOME
(Miniature) Laurent Tillie : « Nous aurons besoin des supporters pour performer »
Photo : JM Hervio/FFVolley
22/12/2018
Laurent Tillie : « Nous aurons besoin des supporters pour performer »
Présent jeudi à la conférence de presse de présentation de l'EuroVolley 2019, Laurent Tillie, qui participera à son quatrième Championnat d’Europe en tant que sélectionneur de l’équipe de France, espère que le public français sera au rendez-vous pour supporter les Bleus du 12 au 29 septembre, entre Montpellier, Nantes et Paris.
C’est la troisième fois que la France accueille le Championnat d’Europe, gardez-vous un souvenir de l’édition précédente, en 1979 ?
Je me souviens que c’est la première fois que je voyais du volley à la télé en France et je me rappelle bien de cette belle épopée, avec la quatrième place à la fin du parcours. C’est un peu cette édition qui a lancé le volley moderne en France, avec Alain Fabiani, qui venait d’intégrer l’équipe de France, Stéphane Faure, Jean Hornain, l’entraîneur Jean-Marc Buchel…

Vous avez ensuite disputé le dernier grand championnat international organisé par la France, le Mondial 1986, vous souvenez-vous d’une grande ferveur autour des Bleus ?
Oui, le public nous avait beaucoup portés, nous avions aussi été très suivis par tous les médias français, notamment parce que nous avions eu une préparation atypique : nous nous étions retirés de nos clubs pendant un an et demi pour nous installer à Montpellier, soutenus par la Fédération qui avait pris en charge nos stages. Nous avions laissé tomber études et travail pour nous entraîner, c’était une sorte de découverte du monde professionnel. Après, nous n’avions fini que sixièmes, nous rêvions d’un meilleur résultat, mais l’aventure avait été très belle et surtout, le public nous avait tout le temps supportés.

C’est tout ce que l’on peut souhaiter pour l’édition 2019 de cet EuroVolley qui revient en France, comment accueillez-vous ce retour ?
Je suis bien évidemment ravi de voir la France de nouveau organiser un tel événement et j’espère que ce n’est que le début ! Je pense que cet Euro tombe vraiment bien pour l’équipe de France qui a fait des résultats ces dernières années, s’est placée au niveau international et arrive à maturité, je le considère aussi comme un tremplin vers les Jeux Olympiques de Paris 2024.

Qu’attendrez-vous de ce Championnat d’Europe ?

C’est l’objectif de l’année avec la qualification pour les Jeux Olympiques (le tournoi aura lieu en août avec la Pologne, la Slovénie et la Tunisie). Nous voulons aller le plus loin possible, c’est-à-dire au moins à l‘AccorHotels Arena de Bercy, tout en étant conscients que la formule est bien plus sévère qu’un Championnat du monde, avec élimination directe dès les huitièmes de finale, et que l’adversité sera redoutable. Nous espérons aussi remplir nos salles à tous nos matchs parce que nous aurons besoin des supporters pour performer. Cette connivence est vraiment importante et j’espère que le public hors volley-ball viendra aussi.

Montpellier pour la phase de poules, Nantes pour les huitièmes et quarts de finale, l’AccorHotels Arena de Paris pour les demi-finales et finales, comment voyez-vous ces trois sites ?
Montpellier, c’est une vraie terre de volley-ball, où nous nous étions d’ailleurs préparés et où nous avions débuté notre Championnat du monde en 1986, c’est un clin d’œil à l’histoire du volley-ball français. Nantes est une ville qui supporte énormément le volley, c’est une région très dynamique où il existe toujours un gros engouement. Quant à l’AccorHotels Arena, on a tout simplement envie d’y être, surtout quand on voit les handballeuses françaises gagner leur Championnat d’Europe dimanche dernier, on rêve de vivre nous aussi de tels moments.