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(Miniature) France-Allemagne : Une victoire avant le grand saut
Photo : J.M. Hervio / FFVolley
07/09/2019
France-Allemagne : Une victoire avant le grand saut
Pour son dernier match de préparation à l’EuroVolley 2019, l’équipe de France a dominé l’Allemagne au tie-break samedi à Paris (25-20, 29-31, 20-25, 25-16, 15-12). Une bonne répétition pour les Bleus qui ont désormais rendez-vous le 12 septembre à Montpellier face à la Roumanie.
A cinq jours de ses grands débuts dans l’EuroVolley 2019 jeudi prochain dans la Sud de France Arena de Montpellier face à la Roumanie, l’équipe de France s’est offert ce samedi un ultime galop d’essai instructif face à l’Allemagne, vice-championne d’Europe en titre, et qui, sur ce qu’elle a montré au public parisien, a clairement les moyens à partir du 12 septembre de se mêler, comme la France, à la lutte pour le podium voire le titre européen.

A l’arrivée, les joueurs de Laurent Tillie, portés par une salle Pierre-Charpy bondée et bruyante, ont réussi à surmonter la contrariété d’un deuxième set perdu de justesse et d’un troisième dominé par la Mannschaft pour s’offrir une belle réaction dans les quatrième et cinquième et rempoter un succès qui efface celui de la veille (à huis-clos) face au même adversaire. Seule contrariété pour les Bleus, ils ressortent de ce double affrontement avec quelques petits pépins physiques pour Trévor Clevenot (adducteurs lors du match de vendredi) et Earvin Ngapeth (voir réaction ci-dessous), qui a dû renoncer à jouer samedi après avoir ressenti une douleur à une côte à l’échauffement.

C’est Julien Lyneel qui a débuté à sa place et le gaucher s’est fait remarquer d’entrée, puisque sur c’est sur son service (avec deux aces à la clé) que les Bleus, après avoir perdu le premier point du match, ont infligé un 11-0 à des Allemands pas vraiment entrés dans la partie (11-1). Le surpuissant Gyorgy Grözer s’est alors mis à faire parler la poudre au service, permettant aux vice-champions d’Europe de limiter les dégâts (14-7) et même de revenir à quatre longueurs dans le money-time (24-20), avant de finalement céder sur une attaque de Lyneel (25-20), grand animateur de ce premier set (7 points sur un total de 17).

Le second est beaucoup plus serré, les Bleus réussissent deux breaks après un rallye conclu par Stéphane Boyer qui fait se lever le public parisien (16-14) puis un bloc signé Kevin Tillie (20-16), mais les Allemands recollent grâce à trois blocs consécutifs dans le money-time (23-23). Chaque équipe se procure alors des balles de set (quatre pour la France, trois pour l’Allemagne), ce sont les hommes d‘Andrea Giani qui concluent (29-31) sur le 13e point personnel du match de Grözer (20 au total). Ils poursuivent sur leur lancée en se détachant d’entrée dans la troisième manche grâce à leur qualité de service (5-10), avant de creuser l’écart (12-20). Les hommes de Laurent Tillie sauvent trois balles de set à 17-24, mais c’est bien l’Allemagne qui vire en tête après trois manches (20-25).

Vexés, les Français, emmenés par un Kevin Tillie en jambes (15 points à 57% en attaque) et un Stephen Boyer concentré (20 points, à 50%), attaquent mieux la quatrième en se détachant d’entrée grâce à un 5-0 sur une rotation au service de Barthélémy Chinenyeze, bien entré en jeu (8-3). L’écart passe à +8 après une bonne défense tricolore (18-10), les Bleus égalisent logiquement à deux sets partout (25-16) et s’offrent un tie-break. Tie-break d’abord à l’avantage de la Mannschaft (4-7), avant un beau renversement de tendance, sur service d’un Lyneel encore décisif (de 8-10 à 13-10), en faveur des Tricolores, qui s’imposent finalement 15-12 sur une ultime attaque de Chinenyeze. Vainqueurs de ce dernier test, les Bleus quittent la capitale dimanche pour Montpellier, point de départ d’une aventure qu’ils espèrent bien terminer le 29 septembre, à Paris…

Les réactions : 

Earvin Ngapeth, réceptionneur/attaquant de l'équipe de France :
"J'ai ressenti quelque chose au niveau de la côte sur la première attaque à l'échauffement, donc on n'a pas pris de risque, on va faire un examen tout de suite. Au repos, ce n'est pas douloureux, mais quand il y avait le contact avec le ballon, je ressentais une petite pointe."

Laurent Tillie, entraîneur de l'équipe de France : "Ce qui était important aujourd'hui, c'était l'attitude, la combativité, l'esprit guerrier que nous avons eu dès le début face à une très bonne équipe d'Allemagne, ils font pour moi vraiment partie des favoris du Championnat d'Europe, avec une pression constante au service et au bloc. Là, nous avons réussi à ajuster notre jeu et à faire preuve d'un bon état d'esprit. L'idée était de monter en puissance dans notre préparation, maintenant, il faut que ce Championnat d'Europe commence."

Benjamin Toniutti, passeur et capitaine de l'équipe de France :
"Le résultat est positif, même s'il y a encore des choses à améliorer, j'espère que la blessure d'Earvin, ce n'est pas grand chose, il va passer des examens. On est un peu frustrés sur le deuxième set, parce qu'on aurait pu mener 2-0 et se faciliter le match. Après, au troisième, ils ont servi le feu, c'était compliqué de les contenir. Mais c'est bien d'avoir réagi et gagné avant de commencer jeudi. C'est bien de finir par une victoire en termes de confiance, mais on est surtout à la recherche du jeu, du rythme et de la qualité, maintenant, il n'y a aucune certitude par rapport à la compétition. Et c'était un bon moment à partager avec le public, on aura besoin de lui sur le Championnat d'Europe et on espère qu'il viendra en nombre."