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07/01/2020
EuroVolley 2019 : Un bilan positif
Le président de la FFVolley, Eric Tanguy, et Loïc Duroselle, directeur général de la compétition, ont présenté mardi matin au Ministère des Sports, en présence notamment de la Ministre Roxana Maracineanu, le bilan de l’organisation française de l’EuroVolley 2019.
Premier Championnat d’Europe organisé dans quatre pays différents et ayant réuni 24 équipes, l’EuroVolley 2019 aura été un succès en Slovénie, en Belgique, aux Pays-Bas, mais aussi en France, qui aura accueilli un total de 21 matchs, entre la poule de l’équipe de France (15 matchs) à la Sud de France Arena Montpellier, deux huitièmes de finale et un quart de finale au Hall XXL de Nantes, pour finir par une demi-finale, le match pour la troisième place et la finale à l’AccorHotels Arena de Paris. Eric Tanguy a tout d’abord remercié l’ensemble des partenaires de l’évènement, l’Etat, les collectivités territoriales des trois sites hôtes et les partenaires privés qui ont rendu possible le retour de l’EuroVolley en France.

Le succès aura d’abord été populaire, puisque 81 600 spectateurs auront assisté à ces 21 rencontres, 32 500 à Montpellier, 17 300 à Nantes et 31 800 à Paris, avec deux pics à 12 654 pour la finale Serbie/Slovénie et 12 574 pour la demi-finale France/Serbie, perdue au tie-break par l’équipe de Laurent Tillie, auteure jusqu’alors d’un parcours parfait (sept victoires en autant de rencontres). Il aura aussi été médiatique, avec un cumul 460 millions de téléspectateurs en Europe sur 138 chaînes, de très bonnes audiences pour la chaîne L’Equipe, qui diffusait l’EuroVolley en France - avec un record à la clé de 1,7 million de téléspectateurs en moyenne et un pic à 2,1 millions pour France/Serbie (9,2% de part d’audience) - et énormément de monde touchés sur les réseaux sociaux (plus de 2,5 millions de personnes pour plus de 2 millions de vidéos vues).

"C’est un bilan très satisfaisant, parce que cet EuroVolley était d’abord l’occasion pour la France de renouer avec l’organisation d’une grande compétition, ce qui n’avait plus été le cas depuis 33 ans et le Championnat du monde 1986. Ensuite parce qu’il a permis au volley-ball de franchir une étape, avec un record d’audience à la télévision et plus de 80 000 spectateurs venus dans nos salles, soit l’équivalent du Stade de France, s’est réjoui Eric Tanguy. Cela conforte le pari que nous avions fait de dire que le volley en France pouvait avoir un public, au-delà même des passionnés de ce sport, cet EuroVolley l’aura démontré."

Autre motif de satisfaction pour le président de la FFVolley et Loïc Duroselle, le directeur général de la compétition : le bilan économique : "Nous terminons avec un budget d’organisation à hauteur de 5,7 M€, quasiment à l’équilibre entre les dépenses et les recettes. C’était essentiel pour la Fédération, qui avait investi 400 000 euros en fonds propres au lancement du projet, de démontrer sa capacité à équilibrer des compétitions majeures tout en offrant un spectacle inédit. C’est ce résultat qui lui permettra d’en accueillir d’autres à l’avenir et de conforter la confiance de ses partenaires, après des décennies d’absence de la scène internationale", a ajouté Eric Tanguy.

Ce dernier s’est enfin félicité de l’héritage laissé par le tournoi européen : "L’héritage, il se concrétise de plusieurs manières : par une augmentation de l’ordre de 3% du nombre de nos licenciés, par la mobilisation et la formation de plus de 600 bénévoles qui pourront s’impliquer dans la vie des clubs, par l’opération L’Année du Volley lancée il y a un an pour accompagner l’Euro et qui se poursuit jusqu’en août prochain pour une deuxième saison, et par ce que nous avons annoncé aujourd’hui avec Alain Griguer, le président de la Ligue Nationale de Volley, à savoir la diffusion de la phase retour et des play-offs de la Ligue A masculine et féminine sur la chaîne Sport en France."

Une diffusion rendue possible grâce aux concours du Comité national olympique et sportif français, présidé par Denis Masseglia, et de l’Agence Nationale du Sport, dirigée par Frédéric Sanaur, présents mardi matin. "J'ai souhaité mobiliser l'Agence Nationale du Sport et le CNOSF pour que nous puissions accompagner ensemble la médiatisation du volley. Chez les femmes naturellement, car c'est une de mes priorités que de soutenir le sport féminin, mais aussi chez les hommes car c'est une forme d'héritage de l'Euro 2019, fortement soutenu par l'État", a déclaré à ce propos Roxana Maracineanu.