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27/11/2020
L’interview bleue : Kévin Le Roux
Après une saison blanche en raison du Covid-19 qui n’a pas permis à la saison en Chine de démarrer (il avait signé à Pékin), mais aussi de douleurs au dos, Kévin Le Roux a effectué récemment un essai à Piacenza avant de revenir du côté de Nantes. Complètement rétabli, le central des Bleus espère trouver rapidement un club et renouer avec la compétition.
Comment s’est passé ton essai à Piacenza ?
Très bien, je me suis entraîné pendant plusieurs jours là-bas. En fait, le coach me connaissait de la Turquie (Lorenzo Bernardi l'a dirigé à Halkbank Ankara), et j’avais déjà joué à Piacenza une saison, donc les dirigeants me connaissaient aussi.  Ca a été simple pour moi d’aller là-bas pour reprendre l’entraînement. Nous avions évoqué la possibilité de signer un contrat dans la foulée, malheureusement, ça ne s’est pas fait, parce que leur central iranien Seyed Mousavi, qui avait déjà signé mais était jusqu’ici bloqué à cause de problèmes de visa, a finalement pu venir. Donc je suis rentré en France, j’ai été voir mon médecin jeudi pour faire un petit check de mon dos, parce que j’ai repris pas mal de sauts lors de mon séjour en Italie. Je voulais savoir si ça avait bien tenu, le résultat est positif, donc c’est cool. C’était forcément un peu dur au début, car c’était un peu comme si je reprenais la saison, la première semaine est toujours compliquée. Malgré les courbatures, je n’avais plus de douleurs au dos ni de coups de jus dans les jambes, donc je suis très content.

C’étaient tes premiers entraînements de la saison ?
Non, parce qu’à mon retour de ma rééducation à Capbreton cet été, je m’étais entraîné avec le club de Nantes-Rezé, à raison de deux ou trois fois par semaine. Comme je connais bien Frantz Granvorka (l'ancien international fait partie du staff du NRMV), je lui ai demandé si je pouvais reprendre tranquillement avec eux, pas forcément les sauts, mais ne serait-ce que les touchers de balle. Il a accepté, il me faisait même des séances perso, et sur quelques matinées, je partais m’entraîner avec eux quand ils faisaient des groupes.

Quelle est la suite pour toi ?
Pour le moment, je vais continuer à toucher la balle avec Nantes, en attendant de voir comment les choses vont évoluer.
 Je vais étudier avec mon agent les possibilités qui vont s’offrir à moi. Mon objectif est de disputer la deuxième partie de saison, de reprendre le jeu le plus vite possible. J’ai besoin de remettre les pieds sur un terrain en compétition. J’ai hâte de reprendre une place de titulaire et de retrouver mon niveau.

On imagine que la perspective des Jeux Olympiques l’été prochain te donne encore plus envie de rejouer ?
Bien sûr, il y a les JO, mais aussi la Volleyball Nations League avant pour se remettre dans le bain, le Championnat d’Europe après, la saison internationale va être très riche. C’est donc important pour moi de pouvoir jouer dans un club avant.

Tu es devenu père d’un garçon cette saison, cette longue période sans jouer t’a permis d’en profiter ?
Oui, franchement, ça s’est super bien goupillé. Le petit est arrivé pendant le confinement, ce n’était pas forcément la meilleure période pour la naissance, mais après, c’est vrai que comme tout était arrêté, j’ai pu en profiter à fond. Au bout de trois-quatre mois, il faisait ses nuits, il ne pleure pas, il est trop sage, on a de la chance ! Ils sont repartis aux Etats-Unis (sa compagne est américaine) le week-end dernier, mais ce n’est pas trop dur. Car dans ma tête, ma priorité est de reprendre le volley, et de toute façon, on se parle deux-trois fois par jour.

Tu lui as déjà mis un ballon entre les mains ?
Pas encore ! En tout cas, c’est sûr que c’est un beau bébé : il fait déjà 10,5 kilos et doit mesurer 70 centimètres, ça va être une machine…