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(Miniature) Challenger Cup : Les Bleues l’ont fait !
Photo : Philippe Montigny
30/07/2023
Challenger Cup : Les Bleues l’ont fait !
Epoustouflante tout au long de la semaine, l’équipe de France a remporté pour la première fois la Challenger Cup, avec une victoire contre la Suède (3-1) en finale à Laval. Les Bleues d’Emile Rousseaux réussissent une performance historique, et s'offrent le droit de découvrir la Volleyball Nations League en 2024. Un vrai changement de dimension pour cette équipe !
Elles peuvent savourer, et être très fières d’elles. Les joueuses de l’équipe de France ont réussi une performance exceptionnelle, historique pour le volley féminin tricolore, en remportant ce dimanche la Challenger Cup à Laval. Victorieuses en finale de la Suède, avec assurance et autorité (3-1), Héléna Cazaute et ses coéquipières font coup double : elles remportent un titre, un beau, et décrochent leur qualification pour la prochaine Volleyball Nations League, l’élite du volley mondial, une compétition qu’elles vont disputer pour la toute première fois. En d’autres termes, les Bleues vont changer de monde.

Avant cette finale, les joueuses d’Emile Rousseaux avaient deux missions : rester sur la lancée de leur début de tournoi sans fausse note, avec des succès très nets contre le Vietnam (3-0) et l’Ukraine (3-0) ; et puis stopper, ou au moins ralentir, l’attaquante suédoise Isabelle Haak, l’une des meilleures joueuses du monde à son poste, qui avait compilé pas moins de 74 points sur ses deux premiers matchs de la semaine à Laval. Les Bleues y sont parvenues, en limitant l’ancienne joueuse de Béziers à 18 points (à “seulement” 17/64 en attaque), et en signant une performance remarquable dans tous les secteurs du jeu pour dominer les Scandinaves (25-21, 25-16, 22-25, 25-15).


Les Tricolores ont fait en sorte de ne pas laisser leur adversaire prendre confiance, en plaçant quelques bons blocs dès le début du match, avec notamment Christina Bauer (8-8). On craignait Isabelle Haak, mais ce sont les attaquantes françaises qui ont imposé leur loi dans ce premier set, que ce soit Lucille Gicquel (13-10), Héléna Cazaute (15-11) ou encore Amélie Rotar (22-17).

Après une première manche conclue par une faute suédoise (25-21), les Bleues ont gardé l’ascendant en affichant une superbe solidarité sur tous les points, ce qui a fait douter les Scandinaves. En patronne, c’est la capitaine Héléna Cazaute, meilleure marqueuse de la rencontre avec ses 25 points, qui a inscrit les trois derniers points de la deuxième manche (25-16).

L’équipe de France aurait pu cogiter après la perte du troisième set, qu’elle avait pourtant mieux débuté avant de subir la réaction des Suédoises (22-25). Mais on l’a compris dès premier point de la quatrième manche signé Christina Bauer, le moral et le mental des Bleues n’étaient nullement atteints. Après un bon bloc de Nina Stojijlkovic pour faire le break (7-4), les joueuses d’Emile Rousseaux ont forcé leur destin en enchaînant les aces (cinq dans le quatrième set, neuf au total), des services gagnants comme symboles de la confiance qui les anime, pour prendre le large (17-11).

La délivrance est venue sur une nouvelle attaque gagnante d’Héléna Cazaute, et c’est tout le collectif qui a pu célébrer ce magnifique accomplissement. C’est le deuxième trophée en deux ans pour ces Bleues, après la Golden League l’an passé, et celui-ci leur permet donc de franchir un nouveau cap en s’offrant le droit de disputer la VNL l’an prochain avec le gratin mondial. Il n’y aura rien de mieux pour préparer les Jeux Olympiques de Paris 2024, et pour confirmer les progrès considérables réalisés en quelques années grâce au travail acharné d’Emile Rousseaux et de son staff, et des joueuses, bien sûr, qui ont magnifiquement adhéré au projet. Leur récompense, elles l’ont obtenue cette semaine avec ces instants de bonheur à l’Espace Mayenne de Laval. Et que c'est mérité !

Les réactions : 

Emile Rousseaux, entraîneur de l’équipe de France : “Il ne faut pas seulement voir le match d’aujourd’hui, il faut voir l’ensemble des trois rencontres de la semaine. En étant propre sur les deux premiers matchs, en gagnant 3-0, on n’a pas dépensé trop de forces, ce qui n’a pas été le cas pour la Suède. On le voit avec Isabelle Haak, qui était formidable hier, mais qui manquait d'énergie aujourd’hui. On a fait ce qu’il fallait faire. Il y avait un peu de fatigue aussi, mais finalement on s’en sort bien. La qualification pour la VNL ? C’est la première fois dans l’histoire du volley-ball féminin français qu’on accède à un tel niveau. Comme disait un autre Rousseau, bien plus célèbre que moi, il faut faire ce qu’on ne sait pas faire pour apprendre à le faire. On va devoir apprendre à jouer 10 ou 12 matchs en 25 jours, on va devoir apprendre de nos victoires et de nos défaites. C'est cela, cela va être un apprentissage.”

Nina Stojiljkovic, passeuse de l’équipe de France : “C’est une explosion de joie, on est vraiment super fières, super contentes. Cela fait quelques années qu’on sue (rires), qu’on travaille dur. Après la Golden League l’an passé, c’est une deuxième étape. C’est génial de voir que notre travail est concrétisé par des médailles, et une accession à la VNL. Nos progrès ? Cela fait des années qu’on se connaît, on a un groupe assez jeune, on commence à se rôder, on commence individuellement à prendre conscience de notre potentiel, de ce qu’on peut faire, et surtout de ce qu’on a envie de faire. Cela fait toujours plaisir de voir que tout cela aboutit. Est-ce que je suis surprise par notre performance ? On était venues pour gagner, on était prêtes pour cela, on a travaillé pour cela. Donc je ne suis pas forcément surprise, mais jamais rien n’est acquis. On a joué un premier match contre le Vietnam, une équipe au jeu asiatique qu’on a moins l’habitude de voir. Ensuite on a affronté les Ukrainiennes, une équipe vraiment solide, qui nous avait fait souffrir en Golden League. C’était hyper important de les battre. Contre la Suède, je pense que ça s’est plus joué au mental. Je ne pense pas qu’on ait proposé notre meilleur volleyball, mais aujourd’hui il y a une notion qui devient de plus en plus importante dans notre jeu, c’est notre mental. On a chacune eu des hauts et des bas dans ce match, et toutes les autres ont tiré quand l’une baissait de régime. Aujourd’hui, c’est vraiment le collectif qui a gagné, et le mental qui a pris le dessus.”

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Programme et résultats de la Challenger Cup à Laval:

Jeudi 27 juillet, 17h, quart de finale : France/Vietnam 3-0 (25-20, 25-16, 25-17)
Jeudi 27 juillet, 20h30, quart de finale : Ukraine/Croatie 3-1 (25-15, 25-15, 18-25, 25-19)
Vendredi 28 juillet, 17h, quart de finale : Mexique/Suède 2-3 (25-20, 25-19, 20-25, 22-25, 5-15)
Vendredi 28 juillet, 20h30, quart de finale : Colombie/Kenya 3-1 (25-22, 21-25, 25-23, 25-19)
Samedi 29 juillet, 17h, demi-finale : France/Ukraine 3-0 (25-10, 25-20, 25-22)
Samedi 29 juillet, 20h30, demi-finale : Suède/Colombie 3-1 (25-17, 25-17, 22-25, 25-17)
Dimanche 30 juillet, 13h30, finale pour la 3e place : Ukraine/Colombie 1-3 (23-25, 25-12, 24-26, 22-25)
Dimanche 30 juillet, 17h, finale : France/Suède 3-1 (25-21, 25-16, 22-25, 25-15)

Les 14 joueuses pour la Challenger Cup (entre parenthèses, les clubs de la saison 2022-2023) :

Réceptionneuses-Attaquantes :
Halimatou Bah (Chamalières), Sabine Haewegene (Chamalières), Amélie Rotar (Béziers), Héléna Cazaute (Chieri, Italie)
Centrales : Eva Elouga (Chamalières), Léandra Olinga Andela (Mulhouse), Amandha Sylves (Florence, Italie), Christina Bauer (Pays d’Aix Venelles)
Pointues : Guewe Diouf (Chamalières), Lucille Gicquel (Cuneo, Italie)
Passeuses : Emilie Respaut (Nantes), Nina Stojiljkovic (Calcit Kamnik, Slovénie)
Libéros : Juliette Gelin (Cannes), Amandine Giardino (Pays d’Aix Venelles)

Le staff : Emile Rousseaux (entraîneur), Félix André, Romain Pitou et Charles Gauthier (entraîneurs adjoints), Pablo Griboff (préparateur physique), Steven Plateau (statisticien), Thomas Thuet et Marc Quémener (médecin), Thibaut Hoffner et Thierry Martin (kinés), Christian Penigaud (préparateur mental), Manu Fouchet (manager)