Accueil >>
HOME
(Miniature) Paris, la fête à la maison !
Photo : Julien Crosnier / FFvolley
28/03/2026
Paris, la fête à la maison !
Dans une Adidas Arena copieusement garnie, le Paris Volley a remporté ce samedi soir la cinquième Coupe de France de son histoire. Au terme d'une finale magnifique et disputée, l’équipe de Mauricio Paes a eu le dernier mot contre Nice en quatre sets (30-28, 25-23, 24-26, 26-24).
Ce n’est pas tous les jours qu’on peut s'offrir un clapping de la victoire devant près de 8000 spectateurs. C’est le bonheur connu ce samedi soir par les joueurs du Paris Volley, qui ont célébré leur victoire en Coupe de France – la cinquième de l’histoire du club - avec le public de l’Adidas Arena, qui n’a pas boudé son plaisir.

Comme on pouvait s’y attendre, cette finale inédite entre Paris et Nice a offert une rencontre serrée et spectaculaire, entre deux équipes qui ont terminé 10e et 8e la saison régulière de Marmara SpikeLigue, décrochant une place en play-in. La rencontre a donc tourné à l’avantage du club de la capitale, vainqueur en quatre sets, au terme d'une sacrée bataille (30-28, 25-23, 24-26, 26-24).

Le premier acte avait donné le ton, avec plusieurs balles de set sauvées de chaque côté, dont quatre de la part du Paris Volley, qui a viré en tête (30-28), avant de bien enchaîner dans la manche suivante (25-23). Mais ces Niçois ont du coeur, on le savait depuis cette demi-finale remportée à Tours après avoir été menés deux sets à zéro.

Dans le sillage d’un impressionnant Shay Liberman (26 points, à 75% de réussite en attaque), les Azuréens ont réussi à rafler la troisième manche (26-24), histoire d’entretenir l’espoir d’une folle remontée. Mais c’est donc Paris qui a eu le dernier mot, emmené par les 23 points de Vuk Kulpinac ou encore les 6 blocs du central international François Huetz (sur 13 points), et surtout grâce à l’intenable Vasili Molotkov, dont le 33e point a scellé le sort de la rencontre.

Alors que Nice devra encore patienter pour soulever sa première Coupe de France (c’est la deuxième défaite en finale pour le NVB après celle concédée face à Tours en 2023), Paris inscrit de nouveau son nom au palmarès de la Coupe, pour la première fois depuis 2004. Une victoire qui porte le sceau de Mauricio Paes, arrivé sur le banc du club de la capitale début février, et qui a parfaitement su (re)lancer cette jeune et belle équipe, dont c’est le septième succès en l’espace de neuf matchs. Le plus beau, assurément !

Les réactions :

Mauricio Paes, entraîneur de Paris : “Il suffit de voir le score pour voir à quel point ce match était serré, ça s’est joué à rien du tout. C’est magique pour le club, c’est génial pour les joueurs. Ils ont énormément donné ces derniers temps, j’ai beaucoup exigé d’eux, je suis très fier de ce qu’ils ont accompli. L’aventure sportive et humaine est déjà réussie, elle va rester gravée dans les mémoires. Cela fait 45 jours que je suis là, on a petit à petit construit cette confiance et cette relation, on a donné un état d’esprit d’entraide entre nous, c’est l’une des clés de la victoire aujourd’hui. En 45 jours, on ne va pas apprendre le volley-ball, on va essayer de toucher les cordes qui agissent rapidement. Cette victoire va donner confiance au groupe pour la suite.”

François Huetz, central de Paris : “On a un peu joué à la maison ce soir ! C’était un beau spectacle, avec une salle pleine, et je pense que tout le monde s’est régalé. Gagner avec cette équipe, avec autant de jeunes et autant de Français sur le terrain, c’est vraiment top, je suis vraiment très content. On marque l’histoire du club, ce n’est pas tous les ans qu’on gagne un trophée, on va s’en rappeler toute notre vie. Cette finale s’est jouée sur des détails, les deux équipes étaient à 200%, ça ne s’est joué à rien et ça a tourné en notre faveur. Notre saison ? On ne sait jamais ce qu’il peut se passer avec la Coupe, tu gagnes un ou deux matchs, et tu y prends goût. C’est beau de gagner cette Coupe de France.”

Brice Donat, entraîneur de Nice : “Cette finale s’est jouée à des détails, notamment la mauvaise gestion de la fin du premier set, si on l’avait emporté cela aurait changé la donne. On n’a pas été assez performant sur notre diagonale passeur-pointu, heureusement certains joueurs dont j’attendais moins ont donné beaucoup, comme Shay Liberman ou Colin Castelnau, et les centraux... Maintenant, il nous reste un match important mardi (en play-in du championnat, ndlr), on va tout faire pour se remettre la tête à l’endroit. L’ambiance ? C’était une très belle fête, d’autant plus qu’il y a eu énormément de rallyes et de points disputés. Il n’y a pas une équipe qui a dominé. Cela s’est joué à rien, avec que des sets qui se jouent en deux points."

Colin Castelnau, réceptionneur-attaquant de Nice : “On a manqué un peu de concentration sur les fins de set, on était souvent devant, on n’a pas réussi à stopper leur pointu Molotkov, qui a fait un gros match. On a fait un parcours énorme dans cette Coupe de France, on a réussi à battre le tenant du titre, Tours, chez eux, ce qu’on n’avait jamais fait. On a pris du plaisir sur cette compétition. La finale à l’Adidas Arena ? Jouer dans une salle de 8000 personnes, ce n’est pas tous les jours. On a essayé d’en profiter un maximum, c’était top. Quand on voit le monde et l’engouement que ça apporte, ça donne envie de jouer des finales tous les jours.”