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28/06/2026
Un final en apothéose malgré la défaite
Au terme d'une rencontre d'une intensité folle, qui aura soulevé l'enthousiasme de la Co'Met d'Orléans, l'équipe de France s'est inclinée en cinq sets face au Japon dimanche pour son dernier match de la semaine de Volleyball Nations League. Elle tentera d'aller chercher sa qualification pour le Final 8 dans un peu plus de deux semaines à Chicago.
Quel match ! Ce France/Japon tant attendu entre deux équipes invaincues depuis le début de la poule à Orléans aura tenu toutes ses promesses, avec une formidable intensité, un suspense de tous les instants, des attaquants au rendez-vous des deux côtés (27 et 20 points côté japonais pour Yuki Ishikawa et Ran Takahashi, 24 et 21 pour Mathis Henno et Stephen Boyer), des défenses de folie, des balles de set et balles de match à foison, 8 032 spectateurs en fusion... Et finalement, une défaite française qui s’est jouée à deux relances non converties sur la deuxième des trois balles de match des coéquipiers d’Antoine Brizard dans la quatrième manche.
La France, qui a perdu Trévor Clevenot en cours de route, blessé à la cheville le jour de ses 32 ans, aura sans doute joué son meilleur match depuis son entrée dans la compétition, sur lequel elle pourra s’appuyer pour tenter, à Chicago, de se qualifier pour le Final 8, ce qui passera sans doute par un sans-faute en terre américaine. Ce dimanche, elle est juste tombée sur un Japon qui, en plus de jouir d’une grosse cote de popularité en France, est actuellement à son sommet, lui qui termine cette deuxième semaine de VNL avec un bilan parfait de huit victoires en autant de matchs.
Le premier set, de très haute volée, aura donné le ton de la fin d’après-midi avec un avantage nippon d’entrée suite à des missiles du pointu de Nagoya, Kento Miyaura (4-7). Les Bleus recollent (12-14), notamment après le premier bloc de François Huetz (14 points sur le match, dont 4 blocs). Les hommes de Laurent Tillie gardent un break d’avance (17-19), la France renverse le score sur une série de trois gros services signés du jeune Noa Duflos Rossi, entré pour ça (21-19), puis enchaîne les balles de set, la sixième est la bonne, convertie au bloc par le vice-capitaine Trévor Clevenot (30-28).
La deuxième manche commence de la même manière avec des Nippons devant au score (7-10), mais encore une fois, les doubles champions olympiques renversent le score, grâce notamment à un Stephen Boyer qui monte en température et le premier bloc de Daniel Iyegbekedo (16-13), avant qu’Antoine Brizard n’embrase la CO’Met sur une première main « made in Tokyo » (18-14). Noa Duflos Rossi enchaîne avec une nouvelle grosse série au service (21-16), un bloc de Trévor Clevenot donne six balles de set aux Bleus, François Huetz convertit la deuxième (25-19).
Encore le même scénario en entame de troisième manche, avec des Japonais qui se détachent (3-8), des Français qui reviennent, notamment grâce aux services de Stephen Boyer et Noa Duflos Rossi (10-12), mais cette fois, les coéquipiers de Yuki Nishikawa creusent, grâce notamment à la bonne entrée au centre de Keigo Nishimoto, décisif au bloc sur la balle de set (17-25).
Andrea Giani lance alors Noa Duflos Rossi au relais de Trévor Clevenot, touché à la cheville droite, la France attaque pied au plancher (4-2), mais le Japon, solide sur son side-out, passe devant par Yuki Ishikawa (9-10) puis se détache (16-21). Simon Magnin rentre et s’illustre au bloc, permettant aux Tricolores de reprendre les devants dans le money-time (23-22). La fin de set est insoutenable dans une ambiance surchauffée, la France se crée trois balles de match, mais cède sur la huitième balle de set adverse, conclue par Yuki Ishikawa (33-35).
Sur leur lancée, les leaders de la VNL, toujours aussi présents en défense, prennent le score d’entrée (0-3, 4-7), la France recolle (8-9), mais commet trop de fautes au service (4) pour renverser le score et le Japon conclut cette partie de fou par Yuki Ishikakawa, qui bénéficie d’un coup de pouce du destin, puisque le contre de Mathis Henno finit sa trajectoire verticale sur l’écran géant de la Co’Met (12-15). Une fin cruelle pour des Bleus qui quittent cependant Orléans sur un bon bilan de trois victoires pour quatre matchs et le sentiment d’avoir partagé un moment fort avec leur public.
Les réactions :
Antoine Brizard, passeur et capitaine de l'équipe de France : "On a fait une bonne semaine. On voulait avoir trois victoires avant de jouer le Japon pour faire une belle fête aujourd'hui. Et c'est ce qui s'est passé, c'est juste très dommage qu'on ne gagne pas. C'était une grosse bataille tout le long, c'est génial qu'on ait gagné le premier set en étant en derrière de 6 points, je pense que la blessure de Trevor nous empêche de commencer mieux le troisième set. Après, on a les occasions pour gagner le quatrième, on a deux relances sur une balle de match, elles peuvent être plus précises, mais ils aussi sont très forts donc il n'y a pas de regrets à avoir. L'ambiance ? C'était fou, on a trop de chance, même si à un moment, il y avait un peu trop de bruit pour le Japon (rires), mais c'est une super équipe, qui a un capital sympathie énorme, elle le mérite. On voulait profiter de ce match, ça passe trop vite, malheureusement, et même si la semaine était très longue, je suis très chanceux et reconnaissant de l'accueil du public."
Noa Duflos Rossi, réceptionneur/attaquant de l'équipe de France : "Le sentiment, direct après le match, c'est un peu de déception, même beaucoup. On gagnait 2-0, on a eu des balles de match au quatrième, donc forcément, on est déçus. Mais quand on se rend compte de ce qu'on a fait, on est quand même très fiers. Avec notre équipe qui est jeune et une semaine qui a été très longue, très fatigante, on a su tenir jusqu'au bout et ça, franchement, c'est super intéressant pour la suite. Personnellement, c'était pas mal, j'ai manqué un peu d'être décisif dans certains moments, mais c'est un apprentissage forcément, il faudra que je m'améliore sur ça. Je me sens franchement trop bien dans cette équipe, on est beaucoup de jeunes, on se régale tous ensemble, ça fait un moment qu'on se suit dans les équipes de France jeunes, du coup, avec les "vieux" qui amènent leur expérience, c'est top !"
Laurent Tille, sélectionneur du Japon : "Jouer la France dans un palais archi-comble et avec toute l'histoire qu’on a eue ensemble, c'était un peu émouvant. La Marseillaise a été dure, j'ai essayé de ne pas avoir de larmes, c'était vraiment émouvant pour moi. Je suis lessivé, parce que j'essayais de donner de l'énergie aux joueurs, de les pousser, de les aider à changer dans leur attitude, c’était difficile, mais ils ont bien répondu. On a aussi modifié quelques choix tactiques, c'était intéressant. Et il ne faut pas oublier quand même la blessure de Trévor (Clevenot) qui nous a favorisés un petit peu, même si le jeune Noa Duflos Rossi a fait une belle rentrée. C'est vraiment hyper satisfaisant de terminer le deuxième week-end avec huit victoires. D'ailleurs, j’ai promis aux joueurs, s’ils y arrivaient, une journée sur une des plus belles îles du Japon. Il va falloir qu'on organise ça !"
La France, qui a perdu Trévor Clevenot en cours de route, blessé à la cheville le jour de ses 32 ans, aura sans doute joué son meilleur match depuis son entrée dans la compétition, sur lequel elle pourra s’appuyer pour tenter, à Chicago, de se qualifier pour le Final 8, ce qui passera sans doute par un sans-faute en terre américaine. Ce dimanche, elle est juste tombée sur un Japon qui, en plus de jouir d’une grosse cote de popularité en France, est actuellement à son sommet, lui qui termine cette deuxième semaine de VNL avec un bilan parfait de huit victoires en autant de matchs.
Le premier set, de très haute volée, aura donné le ton de la fin d’après-midi avec un avantage nippon d’entrée suite à des missiles du pointu de Nagoya, Kento Miyaura (4-7). Les Bleus recollent (12-14), notamment après le premier bloc de François Huetz (14 points sur le match, dont 4 blocs). Les hommes de Laurent Tillie gardent un break d’avance (17-19), la France renverse le score sur une série de trois gros services signés du jeune Noa Duflos Rossi, entré pour ça (21-19), puis enchaîne les balles de set, la sixième est la bonne, convertie au bloc par le vice-capitaine Trévor Clevenot (30-28).
La deuxième manche commence de la même manière avec des Nippons devant au score (7-10), mais encore une fois, les doubles champions olympiques renversent le score, grâce notamment à un Stephen Boyer qui monte en température et le premier bloc de Daniel Iyegbekedo (16-13), avant qu’Antoine Brizard n’embrase la CO’Met sur une première main « made in Tokyo » (18-14). Noa Duflos Rossi enchaîne avec une nouvelle grosse série au service (21-16), un bloc de Trévor Clevenot donne six balles de set aux Bleus, François Huetz convertit la deuxième (25-19).
Encore le même scénario en entame de troisième manche, avec des Japonais qui se détachent (3-8), des Français qui reviennent, notamment grâce aux services de Stephen Boyer et Noa Duflos Rossi (10-12), mais cette fois, les coéquipiers de Yuki Nishikawa creusent, grâce notamment à la bonne entrée au centre de Keigo Nishimoto, décisif au bloc sur la balle de set (17-25).
Andrea Giani lance alors Noa Duflos Rossi au relais de Trévor Clevenot, touché à la cheville droite, la France attaque pied au plancher (4-2), mais le Japon, solide sur son side-out, passe devant par Yuki Ishikawa (9-10) puis se détache (16-21). Simon Magnin rentre et s’illustre au bloc, permettant aux Tricolores de reprendre les devants dans le money-time (23-22). La fin de set est insoutenable dans une ambiance surchauffée, la France se crée trois balles de match, mais cède sur la huitième balle de set adverse, conclue par Yuki Ishikawa (33-35).
Sur leur lancée, les leaders de la VNL, toujours aussi présents en défense, prennent le score d’entrée (0-3, 4-7), la France recolle (8-9), mais commet trop de fautes au service (4) pour renverser le score et le Japon conclut cette partie de fou par Yuki Ishikakawa, qui bénéficie d’un coup de pouce du destin, puisque le contre de Mathis Henno finit sa trajectoire verticale sur l’écran géant de la Co’Met (12-15). Une fin cruelle pour des Bleus qui quittent cependant Orléans sur un bon bilan de trois victoires pour quatre matchs et le sentiment d’avoir partagé un moment fort avec leur public.
Les réactions :
Antoine Brizard, passeur et capitaine de l'équipe de France : "On a fait une bonne semaine. On voulait avoir trois victoires avant de jouer le Japon pour faire une belle fête aujourd'hui. Et c'est ce qui s'est passé, c'est juste très dommage qu'on ne gagne pas. C'était une grosse bataille tout le long, c'est génial qu'on ait gagné le premier set en étant en derrière de 6 points, je pense que la blessure de Trevor nous empêche de commencer mieux le troisième set. Après, on a les occasions pour gagner le quatrième, on a deux relances sur une balle de match, elles peuvent être plus précises, mais ils aussi sont très forts donc il n'y a pas de regrets à avoir. L'ambiance ? C'était fou, on a trop de chance, même si à un moment, il y avait un peu trop de bruit pour le Japon (rires), mais c'est une super équipe, qui a un capital sympathie énorme, elle le mérite. On voulait profiter de ce match, ça passe trop vite, malheureusement, et même si la semaine était très longue, je suis très chanceux et reconnaissant de l'accueil du public."
Noa Duflos Rossi, réceptionneur/attaquant de l'équipe de France : "Le sentiment, direct après le match, c'est un peu de déception, même beaucoup. On gagnait 2-0, on a eu des balles de match au quatrième, donc forcément, on est déçus. Mais quand on se rend compte de ce qu'on a fait, on est quand même très fiers. Avec notre équipe qui est jeune et une semaine qui a été très longue, très fatigante, on a su tenir jusqu'au bout et ça, franchement, c'est super intéressant pour la suite. Personnellement, c'était pas mal, j'ai manqué un peu d'être décisif dans certains moments, mais c'est un apprentissage forcément, il faudra que je m'améliore sur ça. Je me sens franchement trop bien dans cette équipe, on est beaucoup de jeunes, on se régale tous ensemble, ça fait un moment qu'on se suit dans les équipes de France jeunes, du coup, avec les "vieux" qui amènent leur expérience, c'est top !"
Laurent Tille, sélectionneur du Japon : "Jouer la France dans un palais archi-comble et avec toute l'histoire qu’on a eue ensemble, c'était un peu émouvant. La Marseillaise a été dure, j'ai essayé de ne pas avoir de larmes, c'était vraiment émouvant pour moi. Je suis lessivé, parce que j'essayais de donner de l'énergie aux joueurs, de les pousser, de les aider à changer dans leur attitude, c’était difficile, mais ils ont bien répondu. On a aussi modifié quelques choix tactiques, c'était intéressant. Et il ne faut pas oublier quand même la blessure de Trévor (Clevenot) qui nous a favorisés un petit peu, même si le jeune Noa Duflos Rossi a fait une belle rentrée. C'est vraiment hyper satisfaisant de terminer le deuxième week-end avec huit victoires. D'ailleurs, j’ai promis aux joueurs, s’ils y arrivaient, une journée sur une des plus belles îles du Japon. Il va falloir qu'on organise ça !"
Programme et résultats de la VNL 2026 (heures françaises) :
Poule 1 (Ottawa/Canada)
Mercredi 10 juin : France/Italie 3-2 (19-25, 29-27, 23-25, 25-23, 16-14) La feuille de match
Vendredi 12 juin : Canada/France 3-1 (25-20, 25-18, 21-25, 27-25) La feuille de match
Samedi 13 juin : Turquie/France 3-0 (25-23, 27-25, 25-21) La feuille de match
Dimanche 14 juin : Allemagne/France 3-1 (40-38, 19-25, 25-20, 25-22) La feuille de match
Poule 4 (Orléans/France)
Mercredi 24 juin : France/Iran 3-2 (25-21, 23-25, 25-21, 24-26, 17-15) La feuille de match
Jeudi 25 juin : France/Cuba 3-2 (25-22, 21-25, 25-27, 25-20, 15-13) La feuille de match
Samedi 27 juin : France/Serbie 3-0 (25-23, 25-16, 25-22) La feuille de match
Dimanche 28 juin : France/Japon (30-28, 25-19, 17-25, 33-35, 12-15) La feuille de match
Poule 8 (Chicago/États-Unis)
Mercredi 15 juillet, 23h : France/Brésil
Jeudi 16 juillet, 23h : Chine/France
Samedi 18 juillet, 23h : France/Pologne
Dimanche 19 juillet, 23h : Bulgarie/France
Les 8 premières équipes à l'issue de la phase de poules se qualifient pour le Final 8, prévu du 29 juillet au 2 août à Ningbo (Chine)
Tous les résultats et classements sont à retrouver ici.
Poule 1 (Ottawa/Canada)
Mercredi 10 juin : France/Italie 3-2 (19-25, 29-27, 23-25, 25-23, 16-14) La feuille de match
Vendredi 12 juin : Canada/France 3-1 (25-20, 25-18, 21-25, 27-25) La feuille de match
Samedi 13 juin : Turquie/France 3-0 (25-23, 27-25, 25-21) La feuille de match
Dimanche 14 juin : Allemagne/France 3-1 (40-38, 19-25, 25-20, 25-22) La feuille de match
Poule 4 (Orléans/France)
Mercredi 24 juin : France/Iran 3-2 (25-21, 23-25, 25-21, 24-26, 17-15) La feuille de match
Jeudi 25 juin : France/Cuba 3-2 (25-22, 21-25, 25-27, 25-20, 15-13) La feuille de match
Samedi 27 juin : France/Serbie 3-0 (25-23, 25-16, 25-22) La feuille de match
Dimanche 28 juin : France/Japon (30-28, 25-19, 17-25, 33-35, 12-15) La feuille de match
Poule 8 (Chicago/États-Unis)
Mercredi 15 juillet, 23h : France/Brésil
Jeudi 16 juillet, 23h : Chine/France
Samedi 18 juillet, 23h : France/Pologne
Dimanche 19 juillet, 23h : Bulgarie/France
Les 8 premières équipes à l'issue de la phase de poules se qualifient pour le Final 8, prévu du 29 juillet au 2 août à Ningbo (Chine)
Tous les résultats et classements sont à retrouver ici.
La liste des 15 joueurs à Orléans (entre parenthèses, les clubs de la saison 2025/2026) :
Passeurs : Antoine Brizard (Osaka Bluteon/Japon), Amir Tizi-Oualou (Modène/Italie)
Réceptionneurs/attaquants : Trévor Clevenot (Ziraat Bankkart Ankara/Turquie), Mathis Henno (Gorzow/Pologne, puis Paris), Thomas Pujol (Poitiers), Noa Duflos-Rossi (Volley Lube, Italie), Antoine Pothron (Belchatow/Pologne)
Pointus : Stephen Boyer (JTEKT Stings Aichi/Japon), Henri Léon (Saint Nazaire, puis Piacenza/Italie)
Libéros : Benjamin Diez (Padoue/Italie), Luca Ramon (Tours)
Centraux : Moussé Gueye (Lviv/Pologne), François Huetz (Paris), Daniel Iyegbekedo (Piacenza/Italie), Simon Magnin (Poitiers)
Réceptionneurs/attaquants : Trévor Clevenot (Ziraat Bankkart Ankara/Turquie), Mathis Henno (Gorzow/Pologne, puis Paris), Thomas Pujol (Poitiers), Noa Duflos-Rossi (Volley Lube, Italie), Antoine Pothron (Belchatow/Pologne)
Pointus : Stephen Boyer (JTEKT Stings Aichi/Japon), Henri Léon (Saint Nazaire, puis Piacenza/Italie)
Libéros : Benjamin Diez (Padoue/Italie), Luca Ramon (Tours)
Centraux : Moussé Gueye (Lviv/Pologne), François Huetz (Paris), Daniel Iyegbekedo (Piacenza/Italie), Simon Magnin (Poitiers)





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