Accueil >>
HOME
(Miniature)  Beach-EuroVolley : Objectif médailles pour la France
Photo : FIVB
11/08/2026
Beach-EuroVolley : Objectif médailles pour la France
Les Championnats d’Europe 2026 de beach-volley se déroulent de mercredi à dimanche à Stare Jablonki, dans le nord de la Pologne. La France débarque avec une délégation de cinq paires et des objectifs élevés.
Après une année 2025 historique, marquée par les inédites médailles d’argent aux Championnats d’Europe de la paire Aline Chemereau/Clémence Vieira et de bronze aux Mondiaux du duo Téo Rotar/Arnaud Gauthier-Rat, l’équipe de France aborde le grand rendez-vous de la saison 2026, les Championnats d’Europe, dans la peau d’une prétendante très sérieuse au ticket pour les prochains Jeux Olympiques de Los Angeles, délivré au seul vainqueur de la compétition, tant chez les hommes que chez les femmes.

"On a réussi à qualifier deux équipes filles et trois garçons, on arrive avec une très forte délégation, se félicite Christophe Victor, directeur de la performance outdoor de la Fédération Française de Volley. Chez les garçons, on a trois équipes solides, qui ont eu de très bons résultats depuis le début de la saison sur les tournois Elite (du Beach Pro Tour), des médailles d’argent et de bronze. Elles n’ont pas encore gagné de tournoi, ce serait top que ça arrive sur ces Europe qui donnent une place aux JO. Et chez les filles, on veut essayer de faire aussi bien que l’année dernière et aller chercher la médaille."

Les objectifs sont élevés, mais à la mesure de la place que tient désormais la France dans le paysage du beach international. Côté masculin, les paires Rémi Bassereau/Calvin Ayé et Téo Rotar/Arnaud Gauthier-Rat (qui figurent dans la même poule à Stare Jablonki) enchaînent en effet les bons résultats depuis la saison dernière, ce qui leur permet d’occuper aujourd’hui les 5e et 7e place au classement mondial, du jamais vu pour le beach tricolore. Médaillés d’argent et de bronze au récent Elite 16 de Rio, les deux duos ne cachent pas leurs ambitions sur l’EuroVolley. "On surfe sur la confiance prise à Rio, on est bien prêts physiquement et hyper motivés de montrer que le niveau français a augmenté, commente ainsi Arnaud Gauthier-Rat. Maintenant, il faut lâcher les chevaux, il y a la première place à aller chercher, on n’a rien à perdre."

Même motivation pour Rémi Bassereau (voir notre interview) qui met en avant le niveau de cette équipe de France, incluant la troisième paire tricolore composée des jeunes Joadel Geneviève-Gardoque/Elouan Chouikh-Barbez, vainqueurs fin 2025 d’un tournoi Elite au Brésil et qui sortent d’une belle cinquième place à Hambourg : "C’est assez exceptionnel d’avoir trois équipes sur ces Championnats d’Europe. Et en plus que des équipes qui ont le potentiel pour aller en quarts ou en demi-finales et de viser une médaille. Tout le monde est en forme, c’est vraiment cool."

Les trois paires tricolores entreront en lice en même temps mercredi en début d’après-midi : Rémi Bassereau et Calvin Ayé face aux Polonais Beta/Besarab, Téo Rotar et Arnaud Gauthier-Rat contre les Tchèques Sepka/Sedlak – tous dans la poule E, le vainqueur de chaque match s’affronte, le premier de la poule va directement en huitièmes de finale. Placés dans la poule C, Joadel Geneviève-Gardoque et Elouan Chouikh-Barbez seront quant à eux opposés à une autre paire tchèque, Trousil/Schweiner.

Côté féminin, là encore, les deux duos engagés arrivent dans la forêt polonaise en pleine confiance : Alexia Richard et Lézana Placette, qui débutent le tournoi dans la poule F face aux Tchèques Neuschaeferova/Maixnerova, auréolées d’un titre de championnes de France ; Aline Chamereau et Clémence Vieira, qui affrontent mercredi à 9h dans la poule B les Lituaniennes Dumbauskaite/Grudzinskaite, d’une quatrième place en Beach Pro Tour à Rio, soit leur meilleur résultat sur un tournoi Elite.

"On a très hâte que la compétition commence, notre objectif sera de continuer sur notre lancée, de se faire plaisir, de se donner à 100 %, en essayant d’être toujours dans un état d’esprit positif, annonce Alexia Richard. On n’est pas les favorites du tournoi, mais ce serait cool de faire un braquage !" Clémence Vieira ajoute quant à elle : "On est en forme, on sort d’une bonne semaine d’entraînement à Toulouse, on arrive dans un endroit qu’on connaît et qu’on aime bien - on avait fait médaille de bronze sur un Challenge l’an dernier –, on va essayer de tout donner pour gagner, même si on sait que la compétition sera relevée."

Effectivement, même si les paires tricolores peuvent prétendre à des médailles à Stare Jablonki, elles sont loin d’être les seules, avec une très grosse concurrence, notamment côté masculin, ce qui fait dire à Rémi Bassereau : "Sur des Europe, le tableau est pratiquement digne des JO, il manque juste les Brésiliens Evandro/Arthur et les Américains. En ce moment, la plupart des podiums en Elite sont exclusivement européens et tout le monde est là, il n’y a pas d’équipe qui fait l’impasse, comme sur les Elite." Et le champion de France 2026 d’ajouter : "Les favoris sont toujours les mêmes, les Suédois (Ahman/Hellvig et Hölting Nilsson/Andersson), les Norvégiens Mol/Sorum et les deux équipes néerlandaises, Boermans/Brouwer et Van de Velde/De Groot." Autant de rivaux potentiels qu’il faudra un moment écarter pour monter sur le podium…