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LOUATI Yacine – 19 – Récep/Attaquant


Date de naissance : 4 mars 1992 à Tourcoing (59)

Taille : 1m98
Poids : 92 kg
Hauteur d’attaque : 3m45
Hauteur de block : 3m20

Clubs : 
2021-2022 : Fenerbahçe (Turquie)
2020-2021 : Jastrzebski Wegiel (Pologne)
2018-2020 :
 Padoue (Italie)
2017-2018 : Chaumont 

2015-2017 : Toulouse
2014-2015 : Prefaxis Menen (Belgique)
2013-2014 : Montpellier
2011-2013 : Tourcoing


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Palmarès en club :
2021 : Champion de Pologne, Finaliste Coupe de Pologne
2018 : Finaliste Championnat de France et Coupe de France
2017 : Finaliste Championnat de France

Palmarès international :
2021 : Médaille de bronze Volleyball Nations League
2013 : Médaille de bronze Jeux Méditerranéens

 
 
« J’ai baigné dans le volley très tôt, je courais en couche-culotte dans la salle ». Dans la famille Louati, le volley est une affaire de famille et s’il a vaguement touché au foot dans la cour de récré, Yacine n’a quasiment pratiqué que le volley, sport de son père Moutaa, professionnel puis entraîneur à Tourcoing (décédé en 2010, il fut aussi international tunisien). C’est donc tout naturellement dans le club nordiste que l’intéressé a débuté avant d’en intégrer le centre de formation puis de s’exiler deux ans à Montpellier, au CNVB, et de revenir au TLM, où il a effectué ses débuts pros, presque par accident : « J’étais troisième réceptionneur/attaquant, mais Alexandre Gaumont-Casias s’était blessé ; du coup, j’ai joué le premier match à Paris. Je me souviens que ma mère s’était battue pour réunir tous les papiers et les amener à la Ligue pour que je sois qualifié. On avait gagné 3-0, un truc de dingue. Et toute cette première saison a été magique. »

La suivante est plus difficile et Yacine Louati repart à Montpellier, au MUC, - « une année un peu mouvementée, mais au cours de laquelle j’ai énormément appris avec Philippe Blain » -, avant de filer à Menen (Belgique) - « une expérience formidable qui m’a permis de rebondir, à dix minutes de chez moi » - et une signature deux ans à Toulouse. « Le projet avait été très bien monté par Cédric Enard, l’aventure a été magnifique. » Elle se termine par une finale de Championnat perdue en 2017 face à Chaumont, qu’il rejoint dans la foulée, pour une saison pleine sous la coupe de Silvano Prandi. « J’ai vraiment accroché avec lui, avec sa manière de voir le volley-ball, il m’a vraiment fait progresser », confie-t-il.

Ces performances lui valent une nomination dans le six de l’année, un transfert en Italie à l'été 2018, à Padoue, et une convocation en équipe de France accueillie avec énormément de plaisir : « J’avais fait un stage à l’époque de Philippe Blain, mais à l’époque, je jouais au volley sans trop me rendre compte que j’avais un futur là-dedans. Ensuite, j’ai été en équipe de France A’, mais là, c’était la première fois que j’intégrais réellement l’équipe de France. » Qu'il n'a depuis plus quittée, élément clé de la qualification olympique pour Tokyo lors du TQO de Berlin en janvier 2020, ce qui lui a fait prendre une autre dimension.
 « Je pense vraiment qu’on a renversé des montagnes, avec un groupe qui a superbement fonctionné, l’alchimie entre nous a fait beaucoup, c’est très rare et précieux d’avoir une telle âme dans une équipe. C’était une expérience formidable sur le plan sportif et humain », dira celui qui, un peu plus d'un an plus tard, sera sacré champion de Pologne avec Jastrzebski Wegiel.

Volleyeur de grand talent, Yacine Louati excelle dans un autre domaine… la musique classique. Il a en effet fait douze ans de trompette et huit ans de piano, qui lui ont valu quelques trophées : « J’ai remporté le premier prix du Conservatoire de Tourcoing, et le deuxième de celui de Montpellier. J’aurais aimé aller dans des conservatoires nationaux, comme Lyon et Paris, mais c’était incompatible avec ma vie de volleyeur. Après, pourquoi ne pas reprendre plus tard ? » Une future reconversion en perspective…

Un surnom : « Mon surnom familial, c’est Nino, donné par mon papa. Je ne sais pas où ils ont entendu ça, mais du coup, quelques volleyeurs m’ont appelé comme ça, comme Nicolas Le Goff. Ça ne me gêne pas, j’adore qu’on m’appelle comme ça . »