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Stéphane BOYER - 12 - Pointu


Date de naissance : 10/04/1996 à La Réunion

Taille : 1m96
Poids : 77kg
Hauteur d’attaque : 3m35
Hauteur de block : 3m14

Club (2015-2018) : Chaumont VB 52
2014-2015 : GFC Ajaccio VB
2012-2014 : SA Mérignacais / CNVB
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Palmarès en club :
2017 : Champion de France (Chaumont)
2017 : Finaliste CEV challenge Cup (Chaumont)

Palmarès international :
2017 : Médaille d’Or Ligue Mondiale


 


 Attention phénomène ! En quelques années, Pierre Jean Stephen Boyer – on ne gardera que Stephen ! – a connu une courbe ascensionnelle qui ne semble pas près de s’arrêter. Après avoir pratiqué le rugby, le basket et l’aïkido, il découvre le volley à 13 ans avec son frère à Saint-Denis de la Réunion, un déclic qui va le mener en peu d’années vers les sommets : inscription en UNSS puis en club, sélection avec La Réunion pour des Volleyades en métropole où il est détecté, ce qui lui vaut de faire ses valises, avec sa sœur qui part faire ses études, pour le Pôle Espoir de Bordeaux – « Une page se tournait pour moi, mais je suis parti en fermant les yeux, j’ai foncé tête baissée » - avant d’enchaîner sur le CNVB deux ans et un premier contrat pro à Ajaccio, à 18 ans, sans beaucoup jouer. « Je ne savais pas que ça pouvait devenir un métier et que je pouvais être payé pour jouer », confie après-coup celui qui signe ensuite à Chaumont où il vit une saison décisive sous les ordres de Silvano Prandi. Ce dernier le fait en effet passer avec bonheur de réceptionneur-attaquant à pointu, le Réunionnais achevant sa première « vraie » saison avec le titre de MVP. « Mon arrivée à Chaumont a changé les choses. Je ne devais pas jouer à la base, mais il y a eu des blessés, j’ai fait un entraînement à la pointe, l’entraîneur m’a fait confiance. » Son rôle de pointu ? « Pointu, c’est le joueur des situations compliquées et des moments chauds, le gros bras de l’équipe, le « boucher ». J’aime tous les gestes, du moment que la balle est par terre ! » Le tout dit dans un grand sourire carnassier ; Stephen Boyer a enchaîné sur une saison qui lui a permis non seulement de confirmer son potentiel exceptionnel, mais en outre de remporter le titre de champion de France et d’atteindre la finale de la Challenge Cup, à 21 ans. « C’est la saison quasiment parfaite, menée par un super coach qui savait exactement ce qu’il faisait. »
En équipe de France aussi, la progression a été fulgurante, puisqu’il a honoré sa première sélection en cadets alors qu’il venait tout juste de débarquer de La Réunion, formant alors « une bonne bande de potes » avec Daryl Bultor, Jean Patry, plus tard Barthélémy Chinenyeze. En mai 2016, il met un premier pied dans la « grande» équipe de France lors de la préparation du TQO de Tokyo, une convocation qui le renvoie quelques années en arrière. « Ça m’a fait un choc car je me suis alors vu assister six ans plus tôt à un match France-Chine à La Réunion, auquel avaient participé Earvin (Ngapeth) et Benjamin (Toniutti). Là, je me retrouvais au milieu d’eux, c’était magique. » Un an plus tard, il honore sa première sélection contre la Belgique le 13 mai. « J’étais un peu stressé, pas très libéré, mais j’ai ressenti beaucoup d’émotion et de fierté, c’était aussi le fruit de beaucoup de travail. » Retrouvant en Laurent Tillie un entraîneur qui, comme Silvano Prandi « donne beaucoup de conseils, ça m’aide beaucoup », le Réunionnais se fixe comme objectif de « prendre de l’assurance » en équipe de France, conscient d’avoir une belle carte à jouer dans ce groupe renouvelé.

Un surnom ?
« Pas encore ! »

Stephen et le sport :
« Je ne regarde pas trop le sport, de temps en temps un match de foot avec les copains, mais ça ne va pas plus loin. Quand j’étais plus jeune, j’étais fan d’Earvin et des Réunionnais du hand, Daniel Narcisse en particulier.
J’aime beaucoup la pêche, ça me permet de me déconnecter du monde. A La Réunion, j’ai grandi dehors, dans la nature, j’ai besoin de ça, donc la console, ce n’est pas pour moi ! »

L’œil de Laurent Tillie :
« Il était venu avec nous avant le TQO au Japon, il a effectué une deuxième saison pleine à Chaumont avec un titre de champion de France et une finale de Coupe d’Europe. Il n’a cessé de progresser. Il est très propre et agressif au bloc avec des qualités physiques extraordinaires, un jump, une puissance et une vitesse très intéressantes, il doit encore travailler sur la régularité et sur certains angles. »