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Stéphane BOYER - 12 - Pointu


Date de naissance : 10/04/1996 à Saint-Denis (La Réunion)

Taille : 1m96
Poids : 77kg
Hauteur d’attaque : 3m35
Hauteur de block : 3m14

Clubs :

2021-2022 : Jastrzebski Wegiel (Pologne)

2020-2021 : Al Arabi (Qatar)

2018-2020 : Vérone (Italie) puis Al Rayyan (Qatar)

2015-2018 : Chaumont VB 52
2014-2015 : GFC Ajaccio VB
2012-2014 : SA Mérignacais / CNVB
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Palmarès en club :
2018 : Vice-Champion de France
2017 : Champion de France (Chaumont)
2017 : Finaliste CEV challenge Cup (Chaumont)

Palmarès international :
2021 : Médaille de bronze Volleyball Nations League
2018 : Médaille d'argent Volleyball Nations League
2017 : Médaille d’Or Ligue Mondiale


 

Attention phénomène ! En quelques années, Pierre Jean Stephen Boyer – on ne gardera que Stephen ! – a connu une courbe ascensionnelle. Après avoir pratiqué le rugby, le basket et l’aïkido, il découvre le volley à 13 ans avec son frère à Saint-Denis de la Réunion, un déclic qui va le mener en peu d’années vers les sommets : inscription en UNSS puis en club, sélection avec La Réunion pour des Volleyades en métropole où il est détecté, ce qui lui vaut de faire ses valises, avec sa sœur qui part faire ses études, pour le Pôle Espoir de Bordeaux – « Une page se tournait pour moi, mais je suis parti en fermant les yeux, j’ai foncé tête baissée » - avant d’enchaîner sur le CNVB deux ans et un premier contrat pro à Ajaccio, à 18 ans, sans beaucoup jouer. « Je ne savais pas que ça pouvait devenir un métier et que je pouvais être payé pour jouer », confie après-coup celui qui signe ensuite à Chaumont où il vit une saison décisive sous les ordres de Silvano Prandi.

Ce dernier le fait en effet passer avec bonheur de réceptionneur-attaquant à pointu, le Réunionnais achevant sa première « vraie » saison avec le titre de meilleur pointu de Ligue A, avant d’enchaîner la suivante avec le premier titre de champion de France de l’histoire de Chaumont et une finale de la Challenge Cup, puis, en 2017/2018, malgré l’échec du CVB 52 en finale du Championnat et de la Coupe, par un titre de MVP de la saison, confirmant l’énorme potentiel d’un joueur qui, lorsqu’on lui parle de son rôle de pointu, explique : « Pointu, c’est le joueur des situations compliquées et des moments chauds, le gros bras de l’équipe, le « boucher ». J’aime tous les gestes, du moment que la balle est par terre ! » Le tout dit dans un grand sourire carnassier…

En équipe de France aussi, la progression a été fulgurante, puisqu’il a honoré sa première sélection en cadets alors qu’il venait tout juste de débarquer de La Réunion, formant alors « une bonne bande de potes » avec Daryl Bultor, Jean Patry, plus tard Barthélémy Chinenyeze. En mai 2016, il met un premier pied dans la « grande » équipe de France lors de la préparation du TQO de Tokyo, une convocation qui le renvoie quelques années en arrière : « Ça m’a fait un choc car je me suis alors vu assister six ans plus tôt à un match France-Chine à La Réunion, auquel avaient participé Earvin (Ngapeth) et Benjamin (Toniutti). Là, je me retrouvais au milieu d’eux, c’était magique ». Un an plus tard, il débute en amical contre la Belgique, avant de se révéler lors du Tournoi de qualification au Championnat du monde de Lyon, qu’il survole de sa puissance et de son insouciance, puis de confirmer aux yeux du monde entier en Ligue Mondiale. « Je ne m’attendais vraiment pas à ça, tout s’est très vite enchaîné, la qualification pour le Championnat du monde puis la victoire en Ligue Mondiale, j’ai eu du mal à réaliser ».

Devenu un joueur épié et craint par ses adversaires, celui qui a réussi une première saison très convaincante en Italie (à Vérone) a dans la foulée confirmé en équipe de France, notamment lors d'un quart de finale de l'EuroVolley 2019 de folie contre l'Italie qui le voit inscrire 9 aces dont 5 consécutifs ! « On va dire que c’est le travail qui paie, l’entraînement de tous les jours, et un peu de réussite, il en faut », commente-t-il alors. Passé depuis par le Qatar - il portera en 2021/2022 les couleurs du champion de Pologne, Jastrzebski Wegiel - le Réunionnais, qui se partage le poste de pointu des Bleus avec Jean Patry, est capable à tout moment de prendre feu, les Bleus auront besoin de sa puissance pour le double challenge qui les attend en 2021, entre Jeux et EuroVolley...

Un surnom : « La Boye ».