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Barthélémy CHINENYEZE– 21 – Central


Date de naissance : 28/02/98 à Coudekerque-Branche (59)

Taille : 2m01
Poids : 81kg
Hauteur d’attaque : 3m57
Hauteur de block : 3m32

2018-2019 : Tours Volley-Ball
2017-2018 : Spacer’s Toulouse puis Resovia (Pol)
2016-2017 : Spacer’s Toulouse
2014-2016 : CNVB

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Palmarès en club
2017 : Vice Champion de France (Toulouse)

Palmarès international :
2017 : Médaille d’Or Ligue Mondiale



  @BarthelemyChine



Une progression éclair ! Originaire de Dunkerque où il a découvert le volley en allant voir des matchs avec son père, Barthélémy Chinenyeze n’a commencé à pratiquer qu’à l’âge de 13 ans. Six ans plus tard, voilà celui qui, petit, se rêvait médecin, déjà en équipe de France, fêtant sa première sélection le 13 mai 2017 face à la Belgique à Tours. « Un match qui restera gravé, c’est énorme, en plus on a gagné ! » D’abord accueilli au Pôle Espoir de Wattignies, il a ensuite été intégré au CNVB avant de vivre sa première saison professionnelle en 2016/2017 à Toulouse sous les ordres de Cédric Enard, finale du Championnat de France de Ligue A à la clé ! « Je n’étais pas forcément titulaire au début, mais il y a eu des blessures et j’ai gagné ma place petit à petit. Toulouse était le bon club au bon moment pour moi, un bon environnement pour débuter grâce à la confiance de Cédric ». Même pas un an après ses débuts pros, le central longiligne se retrouve en équipe de France, lui qui a déjà connu nombre de sélections en cadets et juniors, aux côtés notamment de Stephen Boyer, Jean Patry et Daryl Bultor, symbole comme lui de la nouvelle génération tricolore. Ses premiers pas dans le grand monde ? « J’étais très stressé, tu arrives dans un groupe composé de joueurs qui évoluent dans les meilleurs championnats, que tu as vu performer avec l’équipe de France depuis quatre ans, c’est impressionnant. Mais j’ai été très bien accueilli, j’ai eu le droit à un petit bizutage, il fallait chanter une chanson devant le groupe, j’ai choisi « Cette année-là » de Claude François, je pense qu’ils ont bien aimé ! »
La suite ne va que confirmer la progression éclair du central d’origine nigériane par son père, avec lequel il a vécu un an en Angleterre à l’âge de 15 ans - ce qui lui vaut de parler couramment la langue de Shakespeare -, puisque non content de faire partie du groupe, il réussit à se voir profiter du temps de jeu qui lui est offert et à performer au haut niveau international, titulaire lors du Final Six de la Ligue Mondiale, remporté au Brésil. « C’était un rêve, je ne pensais vraiment pas arriver là. Déjà être pris en stage parmi les 25, puis parmi les 16, puis intégrer complètement l’équipe pour toutes les compétitions. Et on a réussi à se qualifier au Championnat du monde puis à gagner la Ligue Mondiale, je n’y croyais pas ! A titre personnel, je me suis senti de mieux en mieux au fur et à mesure de l’été, j’ai vraiment senti que je progressais. Le fait de côtoyer des joueurs qui évoluent toute la saison au très haut niveau international m’a boosté, ça m’a permis d’être meilleur sur le terrain ». Et de vivre un moment exceptionnel en finale de la Ligue Mondiale : « Jouer et gagner au Brésil, devant 23 000 Brésiliens dans un stade de foot, contre le Brésil champion olympique, c’était incroyable ! »
Dans la foulée, le Nordiste a enchaîné une nouvelle saison pleine en club, d’abord à Toulouse, puis deux mois à Resovia Rzeszow, en Pologne, où il est parvenu à faire son trou en peu de temps. « C’était une super opportunité de jouer dans un gros club, ma première expérience à l’étranger, ça m’a donné un avant-goût de ce qu’était le Championnat polonais », explique le central tricolore, qui a toutefois fait le choix de rentrer en France, puisqu’il a signé à Tours. « Je ne voulais pas aller trop vite, je n’ai que 20 ans, je ne sors que de ma deuxième saison en pro, et Tours est une des meilleures équipes en France, où on va essayer de tout gagner », conclut celui qui semble installé pour longtemps en équipe de France…

Un surnom : « Babar, donné par mes entraîneurs au CNVB, Marc Francastel et Jocelyn Trillon ».

Barthélémy et le sport : « Je suis surtout la NBA et le foot, avec un coup de cœur en Angleterre pour Arsenal. A Toulouse, j’ai été voir plusieurs fois des matchs de hand, on a créé des liens avec les joueurs du Fénix puisqu’on s’entraîne dans la même salle. Mes modèles ? Thierry Henry quand j’étais petit, mais aussi en volley Gérald Hardy-Dessources et Earvin Ngapeth. C’est énorme pour moi de le côtoyer en équipe de France, alors qu’il y a encore quelques années, je le voyais à la télé. Je n’aurais jamais imaginé jouer un jour avec lui ».

L’œil de Laurent Tillie : « Je l’avais repéré en 2016 en pré-stage à Montpellier, je l’avais trouvé très intéressant et il a enchaîné sur une très bonne saison avec Toulouse qui lui a valu d’incorporer le groupe et de se mettre très vite au niveau. Il a ensuite confirmé, effectuant notamment de bons débuts cette saison en Pologne. Pour moi, il a beaucoup d’atouts : un gabarit, une bonne lecture, de la vitesse. Il manque encore un peu de puissance, il doit aussi travailler son service. Au bloc en revanche, il fait déjà de très belles choses ».