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    Vincent PICHETTE - Entraineur adjoint

Avec le scout Paolo Perrone, Vincent Pichette est la touche exotique du staff des Bleus ! Avec son accent québécois et sa bonne humeur, l’intéressé n’a pas hésité, lorsque Laurent Tillie lui a proposé un rôle d’adjoint : « C’est une opportunité que je ne pouvais pas refuser. » L’histoire entre le natif de Gatineau, au Québec, et la France ne date pas d’hier, puisque l’intéressé, qui a commencé le volley à 13 ans à l’école avant de poursuivre à l’université, a tenté l’expérience de la France : « Il n’y avait pas de ligue pro chez nous, mais il existait une connexion franco-canadienne historique, avec des joueurs comme Gino Brousseau, qui jouait à Poitiers, Glenn Hoag et Paul Gratton, qui avaient eu des carrières superbes en France, c’étaient nos idoles. Je suis venu à Joué-lès-Tours en N1, malheureusement pour moi, ça n’a pas duré très longtemps : je me suis tout de suite blessé aux abdos, ce qui a mis un terme à ma courte carrière de joueur. »
De retour au pays, Vincent Pichette passe une maîtrise en administration de sport, ce qui lui permet de commencer à entraîner au collège puis au club des Griffons de l’Outaouais, avant d’entrer au centre national d’entraînement de l’équipe masculine à Gatineau et de devenir parallèlement adjoint de Glenn Hoag à la tête de la sélection canadienne. C’est au cours de nombreux camps d’entraînement en France qu’il s’est lié avec les formateurs tricolores, Marc Francastel et Jocelyn Trillon en tête, et qu’il a croisé Laurent Tillie. Avec les Bleus, il compte apporter son approche analytique et statistique, persuadé de voir performer une équipe pétrie de talents : « C’est une équipe très habile, avec de super belles qualités de volley, composée de joueurs qui à leur poste font partie des meilleurs au monde et arrivent probablement dans leurs meilleures années, sans compter une génération en-dessous super talentueuse, c’est un projet vraiment intéressant. »
Un projet dans lequel ce grand fan de baseball, de hockey (forcément supporter des Canadiens de Montréal dont l’icône Guy Lafleur était son idole de jeunesse) et de basket universitaire, ébéniste à ses rares heures perdues – « je fabrique des meubles » - compte s’inscrire avec passion et enthousiasme.
 
 
Très jeune, lorsque ses parents regardaient à la télévision les Jeux de Montréal, il rêvait d’aller aux JO, il y a participé en tant que coach en 2000 à Sydney avec la sélection paralympique canadienne (médaillée d’argent), puis en 2016 aux côtés de Glenn Hoag à Rio où il a croisé la route de l’équipe de France.

L’œil de Laurent Tillie : « Vincent, on le côtoie depuis très longtemps avec les équipes nationales de jeunes et lors des camps d’entraînement, il a une rigueur anglo-saxonne et une vision très analytique du jeu avec beaucoup d’observations et une spécificité assez marquée au niveau du bloc qui est un domaine dans lequel nous avons un peu plus de difficultés. »