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MOUIEL Jérémie – N°15 –  Libero



Date de naissance : 4 mai 1995 à Cannes (06)

Taille : 1m76
Poids : 55 kg
Hauteur d’attaque : 2m90
Hauteur de block : 2m60

Club (2018-2019) : AS Cannes
2017-2018 Chaumont VB 52
2016-2017 : Nantes Rezé Métropole
2015-2016 : Chaumont
2014-2015 : Avignon
2012-2014 : AS Cannes

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Palmarès en club
2016 : Vice-Champion de France avec Chaumont

Palmarès international :
2018 : Médaille d’Argent VNL

 
Un an après avoir considérablement renouvelé le groupe en faisant appel à du « sang frais », Laurent Tillie a continué à intégrer de jeunes éléments en 2018 en sélectionnant notamment le libero Jérémie Mouiel. La récompense d’une saison pleine avec Chaumont, club où, après une première année en tant que deuxième libero et une expérience d’une saison en tant que n°1 à Nantes, le Cannois de naissance était revenu à l’été 2017, cette fois dans la peau du titulaire dans l’équipe de Silvano Prandi. En 2018/2019, c’est à Cannes, de retour en Ligue A, qu’il a choisi de poursuivre sa carrière, heureux de se « lancer un nouveau challenge » là où tout a commencé, à l’adolescence.
« J’ai d’abord fait du foot pendant sept ans à Mougins, jusqu’au jour où, en accompagnant ma mère qui jouait au volley sur la plage, on m’a conseillé d’essayer le volley, cela a été une révélation, même si ça a été compliqué d’abandonner le foot ». En peu de temps, l’ancien milieu défensif devenu apprenti volleyeur, d’entrée fixé au poste de libero, progresse à pas de géant au sein des équipes de jeunes de l’ASC avec lesquelles il remporte la Coupe de France minimes, cadets, juniors, tout en se faisant également remarquer aux Volleyades, ce qui lui vaut d’intégrer plus tard le Pôle Espoirs du club azuréen puis les équipes de France jeunes, où il côtoie notamment Stephen Boyer et Jean Patry.
La « grande » équipe de France est presque la suite logique de la carrière d’un joueur dont le père Hervé, décédé en 2010, a été l’une des grandes figures du bridge français, plusieurs fois champion de France, mais également sacré au niveau mondial et européen. « Il n’a pas trop voulu m’apprendre les cartes, il préférait que je me concentre sur mes études. Malheureusement, il ne m’a jamais vu jouer au volley », regrette Jérémie qui, après un Bac ES, avait débuté un BTS de Management des unités commerciales, qu’il a été contraint d’arrêter assez vite car incompatible avec les exigences d’une carrière professionnelle naissante.
Une carrière professionnelle qui passe donc par l’équipe de France, avec laquelle il a fait ses premiers pas le 21 mai en match amical à Caen, titularisé contre le Japon par Laurent Tillie. « J’ai été un peu surpris, je ne m’y attendais pas vraiment, mais j’étais bien évidemment très heureux. L’équipe de France, c’est un rêve que je partageais avec mon père quand j’étais petit, même si c’était plus du foot à l’époque. Sur ce match, il y avait donc forcément un peu d’émotion, de la tension aussi, mais je me suis peu à peu libéré, aidé par mes partenaires qui m’ont vraiment très bien intégré. Des joueurs, comme Earvin Ngapeth, Jenia Grebennikov et Benjamin Toniutti, qui sont des stars à leur poste et que je voyais jusque-là à la télé, sont tous très gentils ».
Et le Cannois de se réjouir de travailler au quotidien aux côtés de Jenia Grebennikov, l’un de ses modèles, avec le Brésilien Sergio : « Jenia, c’est ce qui se fait de mieux au monde, le fait de le voir tous les jours à l’entraînement va m’aider à progresser et ça va me booster parce que je suis un compétiteur, un battant, j’aime bien mettre beaucoup d’énergie sur le terrain ». Ses attentes en équipe de France ? « Je vais prendre ce qu’il y a à prendre, essayer de progresser au maximum en vue des saisons prochaines. Après, je rêve bien évidemment de faire les JO, pourquoi pas en 2020 à Tokyo et surtout à Paris en 2024, ça doit être une expérience formidable à vivre ».
 

Un surnom :
"Olivier Maurelli aime bien m’appeler Jérémie Cricket, car je suis un peu le poids plume de l’équipe. Sinon, en club, on m’a aussi appelé la Mouche, qui se transforme parfois en la Mouchette !"

Jérémie et le sport :
J’adore le sport, surtout le foot et le basket, en particulier la NBA. Quand j’étais petit, on allait souvent voir Monaco et Nice avec mon père, je suis plutôt supporter de ces équipes. J’adore Kylian Mbappé, j’espère qu’il va aller loin et mon joueur préféré en NBA, c’est Stephen Curry, je suis fan du personnage. Le moment de sport qui m’a le plus marqué ? Quand l’équipe de France a gagné le Championnat d’Europe de volley en 2015, je revois la balle de match d’Earvin ; pour nous tous, volleyeurs, c’était vraiment beau de voir les Bleus sacrés champions d’Europe ».


L’œil de Laurent Tillie :
« Jérémie est un jeune libero, qui a plutôt le profil de Jean-François Exiga, à savoir de petite taille mais très mobile, il passe très bien sous la balle et il a du caractère. Il avait déjà fait une bonne saison en 2016/2017 avec Nantes, il a ensuite confirmé avec Chaumont, il méritait d’être vu en situation, il est très prometteur pour la suite ».