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  #4 BAUER Christina

Date de naissance : 1er janvier 1988 à Bergen (Norvège)

Club 2017-2019 :RC Cannes
2016-2017 : Bolzano (Ita)
2015-2016 : Piancenza (Ita)
2013-2015 : Fenerbahce Istanbul
2010-2013 : Busto Arsizio (Ita)
2004-2010 : ASPTT Mulhouse


Palmarès en club
2018 : Vainqueur de la Coupe de France
2016 : Vice Championne d’Italie
2015 : Championne de Turquie et vainqueur Coupe de Turquie
2014 : Vainqueur de la Coupe CEV
2014 : Finaliste Championnat et Coupe de Turquie
2012 : Championnat, Coupe, Supercoupe d’Italie et Coupe de la CEV


 
Seule trentenaire avec sa copine Isaline Sager-Weider de l’équipe de France, dont elle porte les couleurs depuis 2007, Christina Bauer est incontestablement la joueuse tricolore en activité la plus renommée. Fille d’un volleyeur international français, Jean-Luc Bauer, et d’une ancienne joueuse norvégienne de hand, elle débute à l’âge de 10 ans, à Pfastatt, en Alsace - « le même club que Benjamin Toniutti, on n’habitait pas très loin de l’un de l’autre » -, avant de jouer quatre ans à Kingersheim tout en faisant partie du Pôle Espoirs de Mulhouse, où elle est notamment entraînée par son père. Elle signe ensuite à Mulhouse, dont elle intègre le collectif pro en 2004, à seulement 16 ans. « Quand je suis arrivée à Mulhouse, certaines joueuses avaient 30 ans, cela demandait beaucoup de ténacité et d’engagement pour réussir à faire son trou », se souvient la grande centrale (1,96m) qui reste six ans à l’ASPTT avant de faire le grand saut de l’étranger, à Busto Arsizio. « A 15 ans, je rêvais de jouer en Italie, le pays du volley, mon rêve s’est réalisé quand je suis partie à Busto Arsizio. Ce fut un grand chamboulement : le niveau était plus élevé, les joueuses plus puissantes, l’aspect tactique très important, j’avais des étoiles plein les yeux ».
Elle passe trois ans en Italie, avec en point d’orgue une saison 2011-2012 conclue par un quadruplé Championnat-Coupe-Supercoupe-Coupe de la CEV - « mon meilleur souvenir dans le volley » -, elle part ensuite deux ans en Turquie, à Fenerbahçe, « une expérience incroyable parce que j’ai eu la chance de jouer aux côtés de certaines des meilleures joueuses du monde, Yeon-Koung Kim, Eleonora Lo Bianco, Fernanda Garay », où son palmarès s’enrichit d’une deuxième Coupe de la CEV (2014) et d’un titre de champion de Turquie (2015), avant de retrouver l’Italie (Piacenza puis Bolzano) et de retourner en France au cours de l’été 2017, à Cannes. « Après sept saisons à l’étranger, j’avais envie de retrouver mes amies, ma famille. C’était un choix affectif mais aussi sportif, avec une équipe dont l’objectif était de gagner des titres, on a d’ailleurs remporté la Coupe de France la première saison, j'étais très heureuse, parce que je n’avais jamais rien gagné en France ». Et ce n’est sans doute pas fini pour Christina qui ne garde de ce parcours en club que de bons souvenirs. « Partout, j’ai fait le maximum pour m’intégrer et apprendre la langue. C’est important pour moi de communiquer avec les gens, j’aime la découverte, le voyage, je suis curieuse de nature », explique celle qui parle six langues et est très attachée à sa double culture franco-norvégienne.
En équipe de France aussi, ses souvenirs sont nombreux, avec des hauts - « le Championnat d’Europe en 2013, on perd 3-2 en quarts de finale contre la Belgique » - et des bas - « les années qui ont suivi ont été plus difficiles, beaucoup de joueuses ont arrêté » - et un redémarrage avec ce projet Génération 2024 qu’elle a décidé d’accompagner : « C’est une super opportunité pour la France d’organiser les Jeux Olympiques et c’est important de commencer dès maintenant à préparer cette échéance, je suis contente de faire partie du début de cette aventure », explique l’Alsacienne qui n’hésite pas à faire partager son expérience et sa passion du volley aux plus jeunes. « Je suis une vraie mordue de volley, je suis toute l’actualité des transferts, je regarde beaucoup de matchs du Championnat italien, je veux être au courant de tout », reconnaît la centrale qui s’intéresse aussi à beaucoup d’autres sports et apprécie, « le charisme » de Teddy Riner. Et lorsqu’on lui parle d’avenir, elle conclut : « C’est le gros point d’interrogation, je ne sais même pas où j’aurai envie de vivre ». Elle n’aura que l’embarras du choix...