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Laurent DELACOURT - entraîneur adjoint

Adjoint de Félix André lors de la saison 2017 puis d’Emile Rousseaux lorsque celui-ci s’est installé définitivement aux commandes de l’équipe de France un an plus tard, Laurent Delacourt, qui a pratiqué le judo, le basket et le taekwondo, est entré par hasard dans l’univers du volley. « J’ai fait des études de STAPS à Paris V. Lors de ma dernière année, je devais faire un stage en situation à l’INSEP, j’ai opté pour le Pôle Espoirs garçons qui venait de s’installer à Châtenay-Malabry, dirigé par Yves Logeais. Après mon stage, Hervé Mazzon m’a demandé si j’étais intéressé pour continuer sur de la préparation physique, mais avec le Pôle France cadettes. J’ai également passé peu à peu mes diplômes d’entraîneur ». Après une brève période de chômage, Laurent, originaire de Seine-Saint-Denis, réintègre le Pôle Espoirs de Châtenay-Malabry, où il s’occupe des cadets et des juniors, il fait une pige en sélection senior avec Yann Sanchez et Fabrice Vial, puis bascule à la fin du Pôle de Châtenay-Malabry sur la Cellule d’aide à la performance, où il développe la préparation physique pour la Fédération et pour les clubs qui en font la demande, ce qui lui donne l’occasion de se déplacer à Quimper, à Narbonne et dans de nombreux pôles garçons et filles. « Ça a duré trois ans et ça s’est arrêté en 2017, lorsque la Fédération m’a proposé de descendre à Toulouse sur l’IFVB, je suis depuis septembre entraîneur au Pôle France juniors avec Jacques Béraud et Gaël Le Draoulec ».
Au cours de ce même été 2017, le cadre de la FFVolley accompagne Félix André en équipe de France A, ce qui lui fait dire : « Depuis le début de ma carrière d’entraîneur, entre Yves Logeais, Hervé Mazzon, Jacques Béraud, Serge Marouteau, Mauricio Paes, Félix André, je n’ai eu que des tuteurs assez forts ». C’est désormais sous la responsabilité d’Emile Rousseaux qu’il opère, un changement qu’il apprécie : « Ce n’est pas du tout le même fonctionnement, mais c’est justement intéressant de s’adapter à une autre manière de faire. Je sentais ces derniers temps que j’étais arrivé à des limites, il me manquait un truc pour m’étonner, pour me poser des questions, l’arrivée d’Emile s’est faite dans le très bon timing ».
Cette expérience en A est en outre le prolongement de tout le travail entrepris auparavant avec les équipes de France jeunes : « J’ai eu certaines joueuses du groupe actuel à 13 ans et demi, d’autres à 16, il n’y a que les plus anciennes que je n’ai pas entraînées, il y a une relation de confiance qui s’est installée entre nous, les filles savent qu’elles peuvent compter sur moi ». Des filles qui, selon celui qui se passionne pour son métier au point d’y consacrer son rare temps libre - « Je lis énormément de livres sur le sujet, c’est mon monde, j’ai besoin de ça » -, ont du potentiel à revendre : « On a une très bonne génération qui peut être amenée à performer dans la durée. Et derrière, il y a des filles qui arrivent avec de très forts potentiels physiques, je suis plutôt optimiste. Paris 2024, ça fait forcément rêver, j’ai envie de bosser pour ça, mais je veux que mon investissement serve à quelque chose, je veux y aller pour rivaliser avec les autres ». Ce qui fait aussi rêver ce père d’une fille de 11 ans qu’il a eue avec sa compagne, ancienne joueuse pro, c’est de passer à terme d’adjoint à entraîneur principal : « C’est ma priorité et ça doit être une évolution logique de ma carrière, mais je n’en fais pas une obsession, chaque chose en son temps. Aujourd’hui, je suis salarié fédéral, tant que la Fédération me propose des choses qui me font vibrer, je n’ai aucune raison de partir ».