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  #45 NDOYE Odette

Date de naissance : 125/08/1992

Club 2018-2020 : Nantes VB


 


Dans la famille Ndoye, le sport a toujours fait partie du quotidien des quatre enfants, notamment de la petite dernière, Odette. « Avant de me mettre au volley, j’ai dû essayer une dizaine de sports, dont le rugby qui me plaisait beaucoup mais pas à ma maman, la gym qui ne me plaisait vraiment pas, le tennis, mais je préférais les sports collectifs… Finalement, je m’y suis mise vers 10 ans parce que l’une de mes deux sœurs en faisait, j’ai assez vite accroché, j’ai beaucoup aimé le fait de me retrouver dans un collectif. » Passée par Asnières, l’apprentie volleyeuse intègre ensuite le Pôle Espoir de Châtenay-Malabry, mais n’est pas conservée la seconde année. « J’ai été vachement déçue, mais ça m’a donné envie d’y arriver quand même », raconte celle qui réussit peu à peu à gravir les échelons, d’abord quatre ans à Clamart, dont deux en Elite féminine, la deuxième division nationale, ensuite, toujours en Elite, à Nancy, avant de débuter chez les professionnelles en 2013 à Istres, à 21 ans. « Je me souviens très bien de mon premier match pro, c’était contre Cannes, j’avais les jambes, les dents et les bras qui tremblaient, mais j’ai réussi à me libérer, à jouer comme à l’entraînement, j’étais très contente. »
Après trois ans en Provence, celle dont le modèle est l’Italienne Lucia Bosetti - « J’aime son style, très explosif, elle a à peu près ma taille, quand je la regarde, je vois ce qu’il faut travailler, elle m’aide à avancer » - passe une saison au Stade Français avant de s’engager à Nantes, où elle s’épanouit sur le terrain - demi-finale de Challenge Cup en 2018, finale de Ligue A en 2019 - et en dehors. « J’adore la ville et la région, il y a plein de trucs à faire : du shopping, manger dans de bons restos, bruncher, aller au cinéma, à la plage à La Baule… »
L’équipe de France, la cousine du boxeur Souleymane Cissokho, médaillé de bronze olympique à Rio et aujourd’hui l’un des plus prometteurs professionnels français, l’a découverte une première fois en stage avec Magali Magail, mais véritablement en 2017 lors du lancement du projet Génération 2024, une première saison dont elle ne gardera que de bons souvenirs : « Cet été avait été incroyable, on avait eu le privilège de jouer le Grand Prix, je me souviens du match au Cameroun dans une ambiance de malade, pareil lors des Universiades de Taipei où on jouait dans des salles pleines. » Deux ans plus tard, elle est dans le groupe des 14 pour disputer l’EuroVolley, consciente que quelque chose se passe dans cette équipe de France : « Emile a d’entrée mis sa patte, tout ce qu’on fait est réfléchi, tout a changé. Ce Championnat d’Europe est le commencement de quelque chose, il arrive au bon moment, il faut passer par là pour grandir et devenir une belle équipe de volley-ball. » Se projette-t-elle jusqu’aux Jeux de 2024 à la maison ? « J’aurai 31 ans, ça paraît loin, d’autant que je suis plutôt du genre à ne pas savoir ce que je fais l’année prochaine. Je serai peut-être sur le banc, peut-être devant ma télé, mais quoi qu’il arrive, me dire que j’ai fait partie de ce projet est déjà en soi une énorme fierté », confie celle qui est surnommée « Dédette » dans le groupe mais aussi en famille, où elle aime se ressourcer. « Quand je rentre chez moi, j’adore être la petite Odette dont on s’occupe… et qu’on ne me parle pas de volley. »