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12/04/2019
Clémence Garcia : « On a envie de jouer une Coupe d’Europe »
Arrivée l’automne dernier à Charleroi après une saison à Béziers, Clémence Garcia dispute ce week-end un playoff pour la 5e place de la Ligue A belge face à Anvers, qui peut permettre à son club de se qualifier pour la Challenge Cup la saison prochaine. La jeune centrale (22 ans) qui a débuté en équipe de France l’été dernier raconte son expérience.
Pourquoi as-tu choisi de signer à Charleroi ?
Au départ, je devais partir aux Etats-Unis pour faire un Master et intégrer une bonne équipe universitaire, mais je n’ai pas été acceptée par la NCAA, j’ai appris ce refus très tard, à un moment où tous les effectifs de Ligue A étaient complets. C’est à ce moment-là qu’est arrivée la proposition de Charleroi qui cherchait une centrale en urgence, j’ai sauté sur l’opportunité.

Comment s’est passée ton intégration dans ce nouveau club ?
Je suis arrivée tard, en octobre, les filles se connaissaient depuis deux mois, mais j’ai été vite intégrée, parce que le temps que je trouve un appartement, j’ai vécu avec deux joueuses en co-location, ça a facilité mon adaptation et j’ai assez vite trouvé ma place dans l’équipe, d’autant qu’il y a trois joueuses belges qui parlent français au sein de l’équipe, ça m’a bien aidée. Sinon, aux entraînements et pendant les matchs, on parle anglais, parce qu’on a beaucoup d’étrangères : trois Croates, deux Polonaises, une Bulgare…

Comment s’est passée la saison ?
Cela a été compliqué au début, si bien qu’il y a eu un changement de coach au bout d’un mois et demi, avec un nouvel entraîneur, Dimitri Piraux, qui a fait sa carrière en tant que joueur en Belgique, puis a entraîné chez les hommes, là, c’est sa première saison avec une équipe féminine. Quand il est arrivé début novembre, il nous a redonné une structure, de l’énergie aux entraînements, et peu à peu, ça a commencé à payer. Finalement, on arrive à bien s’en sortir, puisqu’on joue ce week-end pour une cinquième place, qualificative pour la Challenge Cup la saison prochaine. Si on gagne, on aura même un match pour la quatrième place face à la formation ayant terminé quatrième de ce qu’ils appellent les playoffs hautes. Ça serait quand même pas mal de finir quatrièmes, compte tenu du mauvais départ qu’on a eu. On va en tout cas tout faire ce week-end pour déjà aller chercher cette cinquième place. Même si toutes les joueuses ne resteront pas la saison prochaine, on a envie de jouer une Coupe d’Europe.

Comment se sont passées vos confrontations contre Anvers cette saison ?
On a perdu les deux matchs qu’on a joués contre eux, c’est une bonne équipe, mais je pense que la dynamique est clairement différente aujourd’hui par rapport au moment où on les avait affrontées, le travail du coach n’avait pas encore payé, je pense que notre jeu et notre mentalité seront différents ce week-end, elles sont prenables.

Comment se passe cette saison à titre personnel ?
Ça se passe bien, je suis titulaire, le nouveau coach m’a beaucoup appris, j’ai l’impression de progresser à son contact et c’est d’ailleurs la raison qui m’a poussée à signer une saison de plus, j’ai le sentiment que j’ai encore des choses à apprendre avec lui. Il m’a expliqué son projet pour la saison prochaine, il y a peut-être la perspective de jouer une coupe d’Europe. Charleroi, qui restait sur une ou deux saisons pas terribles au niveau des résultats, a l’ambition de redevenir un des meilleurs clubs belges, le club visera plus haut la saison prochaine, le podium du Championnat fera clairement partie des ambitions.

As-tu eu l’occasion de discuter de ton choix de prolonger avec Emile Rousseaux, l’entraîneur (belge) de l’équipe de France ?
Non, je n’en ai pas eu l’occasion, mais je pense qu’il l’approuverait dans le sens où je vais jouer, c’est ce qu’il recherche, il veut que les filles qui évoluent en équipe nationale aient un maximum de temps de jeu, ce qui devrait encore être le cas la saison prochaine.

Parlons justement de l’équipe de France : tu as fait tes débuts l’an dernier en Golden European League puis aux Jeux Méditerranéens, qu’en gardes-tu ?
C’étaient effectivement mes premières sélections nationales, j’en garde un très bon souvenir, c’était une très bonne expérience, j’espère bien recommencer cet été. Même si je n’ai pas encore travaillé directement avec Emile Rousseaux car il n’était pas encore là au début de la saison, je remarque tout ce qu’il essaie de mettre en place, il voit beaucoup de filles pour bâtir une équipe en vue des Jeux Olympiques de 2024. Et les premiers résultats sont là, avec les qualifications pour l’Euro 2019, c’est encourageant.

Cet EuroVolley, qui aura lieu en août, fait-il partie de tes objectifs et que penses-tu de la poule de l’équipe de France ?
Oui, complètement, j’espère être sélectionnée pour toutes les compétitions cet été, je compte me donner à fond aux entraînements si je suis prise, j’ai envie de représenter la France, en particulier sur cet EuroVolley qui est une très grosse compétition avec une très grosse poule. Il y a des équipes abordables, comme la Grèce, contre laquelle on a joué la saison dernière aux Jeux Méditerranéens, et des équipes a priori au-dessus, comme la Serbie, mais pour l’expérience, ça ne peut être que bénéfique de jouer des équipes de ce niveau.